La Grande-Bretagne a annoncé jeudi avoir renvoyé en France un premier migrant dans le cadre du nouvel accord « un entrant, un sortant », qui vise à expulser les personnes arrivées par de petites embarcations. Cette mesure, conclue en juillet entre le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron, avait jusqu’ici été retardée par des recours juridiques.
Le projet pilote prévoit que Londres expulse les personnes entrées illégalement sur son territoire par la Manche, tandis que Paris accepte en contrepartie un nombre équivalent de demandeurs d’asile ayant des liens familiaux avec le Royaume-Uni.
Le ministère britannique de l’Intérieur a précisé qu’un homme, arrivé en août par bateau, avait été renvoyé en France à bord d’un vol commercial. D’autres expulsions similaires doivent avoir lieu dans les prochains jours.
« Il s’agit d’une première étape importante pour sécuriser nos frontières. Cela envoie un message clair aux personnes qui traversent à bord de petites embarcations : si vous entrez illégalement au Royaume-Uni, nous chercherons à vous expulser », a déclaré la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood.
Cet accord, inédit entre Paris et Londres, intervient dans un contexte de tensions persistantes sur la gestion des traversées de la Manche, qui ont atteint des niveaux records ces dernières années.