MOSCOU – Le Kremlin a confirmé ce mardi qu’un cessez-le-feu de trois jours sera observé en Ukraine du 8 au 10 mai, conformément à un ordre du président Vladimir Poutine, tout en avertissant que toute attaque ukrainienne entraînera une riposte immédiate de la Russie.
L’initiative de cessez-le-feu, annoncée par Poutine le 28 avril, vise à commémorer le 80e anniversaire de la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce moment de trêve coïncide également avec les célébrations de la Victoire, prévues à Moscou, où le président russe accueillera plusieurs chefs d’État, dont le président chinois Xi Jinping, sur la place Rouge.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a précisé que les forces russes observeraient la trêve tant que l’Ukraine n’en profitait pas pour lancer des attaques. « Il y aura un cessez-le-feu, mais si le régime de Kiev poursuit ses tentatives de frapper nos positions ou nos infrastructures, une réponse appropriée sera donnée immédiatement », a-t-il déclaré.
Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a rejeté l’idée d’un cessez-le-feu aussi bref. Il a indiqué qu’il ne serait prêt à accepter qu’une trêve d’au moins 30 jours, une proposition que la Russie considère comme prématurée. Selon Peskov, aucune indication n’a encore été reçue de Kiev sur une éventuelle participation à la trêve proposée.
Ce nouvel épisode diplomatique s’inscrit dans un contexte de guerre intense, alors que les combats font rage sur plusieurs fronts, notamment dans l’est de l’Ukraine et dans la région frontalière de Koursk en Russie. Malgré les appels internationaux à une désescalade, la méfiance mutuelle entre les deux camps reste entière, rendant incertaine l’issue de cette initiative symbolique.