Dans une déclaration diffusée ce samedi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’il est « hautement probable » que Ali Khamenei, le Guide suprême de la République islamique d’Iran, ne soit plus en vie à la suite des frappes militaires conjointes menées vendredi et samedi par Israël et les États‑Unis contre des objectifs iraniens. Selon la télévision israélienne Channel 12, ce scénario repose sur des évaluations des services de renseignement qui indiqueraient que Khamenei a été tué ou gravement blessé lors des premières salves de bombardement. La chaîne a rapporté qu’il existe des « signes croissants » de sa mort, bien que ces informations n’aient pas été confirmées.
Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que, « à sa connaissance », Khamenei est toujours vivant, tandis que les médias d’État s’attendent à ce qu’un discours préenregistré du Guide suprême soit diffusé prochainement, signalant que l’annonce pourrait être faite sur les ondes officielles.
Contexte opérationnel et conflit en cours
Ces déclarations ont lieu dans un contexte d’escalade après que les forces israéliennes et américaines ont lancé un bombardement coordonné visant les centres de commandement, les infrastructures militaires et les dirigeants politiques iraniens dans plusieurs grandes villes, dont Téhéran, Ispahan et Kermanshah, en réponse à ce que les responsables de Washington et de Tel‑Aviv décrivent comme une menace existentielle posée par le régime iranien. Les frappes ont également visé d’autres hauts responsables et installations militaires. L’opération a déclenché des ripostes iraniennes sous forme d’attaques de drones et de missiles contre des positions américaines et israéliennes dans la région.
Des précédents historiques de communication du régime iranien
Si les événements suivent les schémas historiques de communication du gouvernement iranien, comme ce fut le cas après le décès de Ruhollah Khomeini en 1989, l’annonce officielle pourrait être retardée jusqu’aux heures de grande écoute à la télévision d’État, accompagnée de récitations du Qur’an et de programmes de deuil avant ou en parallèle de l’annonce elle‑même. À l’époque du décès de Khomeini, l’information avait été communiquée de manière très structurée et solennelle à travers les médias officiels. De même, lors du décès du président Ebrahim Raisi en 2024, les autorités avaient attendu le lendemain matin pour confirmer publiquement la nouvelle, avec une programmation médiatique dédiée.
Cette manière de procéder reflète une pratique bien établie du régime de gérer les annonces importantes concernant ses principaux dirigeants, en privilégiant un cadre rituel et contrôlé pour communiquer avec la population.