SNCF : promesse de dialogue, mais la grève continue
SNCF : promesse de dialogue, mais la grève continue

Alors que la CGT-Cheminots maintient son appel à de nouveaux arrêts de travail début juin, la direction de la SNCF tente de désamorcer les tensions. Dans un courrier adressé le 7 mai aux syndicats, consulté par France Inter, l’entreprise promet des « négociations constructives » et confirme l’organisation de futures tables rondes sur les salaires, les plannings et les conditions de travail. Une façon d’anticiper les crispations autour de la NAO 2026, déjà en ligne de mire. Mais pour les syndicats, ce premier pas ne suffira pas. « Il faudra continuer à mettre la pression », prévient Thierry Nier (CGT-Cheminots), qui juge que rien ne sera concédé sans lutte.

Trois dates de mobilisation, ciblées mais fermes

Le calendrier de la grève est clair : 4, 5 et 11 juin. Deux mercredis hors vacances pour peser sur la direction sans paralyser massivement les usagers, et une journée plus politique, le 5, pour dénoncer la réforme des retraites. Une stratégie assumée : frapper fort, mais sans casser l’outil. Si la SNCF joue désormais la carte du dialogue, les syndicats restent sur leurs gardes. Une grève à bas bruit, mais pas sans conséquence, pourrait s’installer dans les semaines à venir.

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