Grèce - une grève nationale paralyse les transports contre la réforme du travail (AP)
Grèce - une grève nationale paralyse les transports contre la réforme du travail (AP)

Les ports grecs sont restés à l’arrêt et les trains ont cessé de circuler mardi alors qu’une grève nationale a été largement suivie à travers le pays pour protester contre la réforme du travail proposée par le gouvernement conservateur.

Les syndicats des secteurs public et privé, GSEE et ADEDY, ont appelé à une journée de débrayage coïncidant avec le vote parlementaire sur le projet de loi permettant aux entreprises d’étendre les heures de travail dans le secteur privé et de faciliter les contrats flexibles. Les travailleurs dénoncent une réforme qui, selon eux, “détruit les droits acquis” et “ouvre la voie à une exploitation sans limite”.

À Athènes, des milliers de manifestants ont défilé devant le Parlement en brandissant des pancartes accusant le gouvernement de “ramener la Grèce au XIXe siècle”. Des slogans ont également visé le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, accusé de “céder aux pressions patronales” au détriment des salariés.

Les transports maritimes, aériens et ferroviaires ont été particulièrement touchés : les liaisons vers les îles grecques ont été suspendues et plusieurs vols intérieurs retardés. Les écoles, les bureaux administratifs et certains hôpitaux publics ont également fonctionné au ralenti.

Le gouvernement défend de son côté une réforme “nécessaire pour moderniser le marché du travail et accroître la compétitivité” du pays, tout en assurant qu’elle inclut des mesures de protection pour les employés. Les syndicats promettent néanmoins de poursuivre la mobilisation, estimant que cette loi “met fin à la semaine de 40 heures” et “affaiblit les droits syndicaux fondamentaux”.

Que retenir rapidement ?

Les ports grecs sont restés à l’arrêt et les trains ont cessé de circuler mardi alors qu’une grève nationale a été largement suivie à travers le pays pour

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