Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi avoir entamé des discussions avec la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, en vue de mettre en place un nouveau programme d’aide financière destiné à soutenir l’Ukraine, actuellement en guerre avec la Russie. Cet échange intervient dans un contexte où le pays anticipe un déficit budgétaire massif de 19 milliards de dollars pour l’année prochaine.
Dans un message publié sur Telegram, le chef de l’État ukrainien a précisé que cette aide serait pensée non seulement pour répondre aux besoins immédiats du pays, mais également pour préparer la période d’après-guerre. Il a souligné l’importance d’un soutien renforcé de la part du FMI, à l’heure où l’Ukraine traverse des conditions économiques extrêmement volatiles en raison du conflit qui perdure depuis février 2022.
Selon les autorités ukrainiennes, l’actuel programme du FMI nécessite une mise à jour afin de s’adapter à l’évolution rapide des conditions de guerre et à l’ampleur croissante des besoins financiers. L’entretien entre Zelensky et Georgieva intervient alors qu’une équipe du FMI est attendue à Kyiv plus tard ce mois-ci pour des discussions approfondies.
Le programme d’aide en cours, mis en place en mars 2023, avait permis à l’Ukraine de bénéficier de financements urgents pour stabiliser son économie. Mais les attaques russes continues, les destructions d’infrastructures civiles et les déplacements massifs de population ont considérablement aggravé la situation économique du pays.
Depuis le début du conflit, l’Ukraine a bénéficié de plusieurs soutiens financiers internationaux, notamment de la part de l’Union européenne, des États-Unis et d’organismes multilatéraux. Le gouvernement ukrainien affirme néanmoins que des apports supplémentaires sont indispensables pour garantir le fonctionnement de l’État, assurer les services publics et financer la reconstruction à venir.
Ce nouveau volet de coopération avec le FMI pourrait s’avérer crucial pour éviter un effondrement budgétaire alors que les combats se poursuivent et que les perspectives de paix restent incertaines.