La fin programmée des Zones à Faibles Émissions (ZFE) à l’échelle nationale relance les interrogations sur l’utilité de la vignette Crit’Air. Pourtant, malgré la polémique, aucun remboursement ne sera prévu. Les ZFE, instaurées pour restreindre la circulation des véhicules polluants dans 43 agglomérations de plus de 150 000 habitants, sont progressivement abandonnées, notamment pour des raisons sociales : trop pénalisantes pour les foyers modestes contraints d’utiliser de vieux véhicules. La levée de ces restrictions permettrait ainsi à 2,7 millions de véhicules de retrouver la liberté de circuler dans les centres-villes.
Crit’Air toujours obligatoire… et non remboursée
Mais la suppression des ZFE, votée à l’Assemblée, n’est pas encore définitive. Elle doit passer devant une commission mixte paritaire et pourrait être partiellement retoquée par le Conseil constitutionnel. En parallèle, certaines métropoles, comme Paris ou Lyon, entendent maintenir leurs ZFE à travers des règlements locaux. Résultat : la vignette Crit’Air reste obligatoire dans les zones encore concernées ou en cas de circulation différenciée lors de pics de pollution. Et pour ceux qui espéraient récupérer les 3,11 euros déboursés pour cette pastille environnementale, la réponse est claire : aucun remboursement n’est prévu. L’État n’a ni annoncé, ni amorcé la mise en place d’un quelconque dispositif en ce sens.