Sébastien Lecornu annonce la fin des privilèges à vie pour les anciens ministres dès le 1er janvier 2026 (image : gouvernement)
Sébastien Lecornu annonce la fin des privilèges à vie pour les anciens ministres dès le 1er janvier 2026 (image : gouvernement)

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé lundi soir la suppression des « avantages à vie » dont bénéficiaient jusqu’ici les anciens ministres et Premiers ministres. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2026 et vise, selon lui, à répondre à une exigence d’exemplarité alors que l’exécutif s’apprête à négocier un budget sous tension. « On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas », a-t-il justifié.

Une décision avant tout symbolique

Dans les faits, ces privilèges concernaient surtout les anciens Premiers ministres, qui pouvaient obtenir un chauffeur, un véhicule de fonction ou un agent de secrétariat pour une durée maximale de dix ans. La protection policière, elle, restera possible mais uniquement en fonction du niveau de menace évalué par le ministère de l’Intérieur. Le coût global de ces avantages atteignait environ 1,5 million d’euros en 2024, auxquels s’ajoutent 4 millions pour la sécurité des anciens dirigeants.

Le chef du gouvernement reprend ainsi un chantier amorcé par son prédécesseur François Bayrou et confié à l’ancien député René Dosière, spécialiste du train de vie de l’État. Plus qu’une question financière, la réforme est présentée comme un signal de transparence et de rupture, alors que les privilèges des responsables politiques nourrissent régulièrement la défiance de l’opinion.

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