Le président argentin Javier Milei a transmis au Congrès un projet de réforme du travail présenté comme une initiative destinée à moderniser un système jugé trop rigide et bureaucratique. Le chef de l’État affirme que ces changements sont indispensables pour relancer la création d’emplois formels et stimuler l’économie.
Porté par des résultats favorables lors des élections de mi-mandat d’octobre, le parti de Milei aborde une session législative spéciale consacrée à l’examen de plusieurs réformes majeures. Le texte sur le travail entend offrir davantage de flexibilité aux employeurs, notamment en matière d’horaires et de congés, et propose une refonte du régime d’indemnités de licenciement afin d’en réduire le coût.
Le projet inclut également des mesures d’incitation financière visant à encourager les embauches, ainsi que la possibilité de verser les salaires en devises étrangères. Ces dispositions ont immédiatement suscité l’opposition des syndicats, particulièrement en raison de clauses restreignant la tenue d’assemblées syndicales sur les lieux de travail et qualifiant d’« infraction très grave » toute occupation syndicale d’un site professionnel.
La réforme s’annonce ainsi comme l’un des premiers grands tests politiques du président Milei depuis le renouvellement partiel du Parlement.