Le ministre brésilien des Finances, Fernando Haddad, a confirmé mardi que le gouvernement menait actuellement des études sur un projet visant à supprimer les tarifs des transports publics dans tout le pays, à la demande du président Luiz Inacio Lula da Silva.
S’exprimant lors d’une émission de radio gouvernementale, Haddad a indiqué que cette initiative faisait partie d’une réflexion plus large sur la mobilité urbaine et la justice sociale. L’objectif serait d’alléger le coût du transport pour les travailleurs et les étudiants, tout en favorisant l’accès à l’emploi et à l’éducation.
Cette annonce, qui a fuité dans les médias la semaine dernière, a provoqué des remous sur les marchés financiers. Plusieurs investisseurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à un possible relâchement de la discipline budgétaire du gouvernement à l’approche des élections générales prévues en 2026.
Les économistes estiment qu’une telle mesure représenterait un coût considérable pour les finances publiques, nécessitant soit une hausse des impôts, soit un redéploiement budgétaire massif. Le ministère des Finances a assuré que les études en cours visaient précisément à évaluer la viabilité économique et les impacts fiscaux d’une telle réforme.
Fernando Haddad, figure clé du gouvernement Lula, a insisté sur le fait qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. « Il s’agit d’un projet à long terme, qui devra être débattu avec les États et les municipalités », a-t-il déclaré, rappelant que la gratuité partielle des transports est déjà expérimentée dans plusieurs villes brésiliennes.