La pression de terrain pourrait bien faire bouger les lignes. Le 3 juillet, le Sénat examinera une proposition de loi visant à autoriser les commerces déjà ouverts le dimanche, comme les boulangeries et les fleuristes, à ouvrir également le 1er mai. Une réponse directe à la polémique née des contrôles menés l’an dernier par l’inspection du Travail auprès de professionnels pourtant en activité ce jour-là. Porté par la sénatrice de Vendée Annick Billon et soutenu par le président du groupe Union centriste Hervé Marseille, le texte entend adapter le Code du travail à la réalité des métiers soumis à une forte demande ce jour férié. Le gouvernement appuie cette initiative, qui permettrait aux établissements concernés de faire travailler leurs salariés lorsque l’activité ou les besoins du public l’imposent.
Une session parlementaire chargée
Cette proposition de loi s’inscrit dans une session parlementaire extraordinaire qui se tiendra jusqu’au 11 juillet. D’autres textes y sont attendus : un projet sur l’homicide routier dès le 1er juillet, une proposition de loi Horizons sur l’exécution des peines le même jour, ou encore un texte sur la programmation énergétique en discussion à l’Assemblée. Le programme a été arrêté mercredi soir lors de la Conférence des présidents au Sénat, en lien avec le gouvernement.