État : Bercy prépare un coup de balai au cœur des agences publiques
État : Bercy prépare un coup de balai au cœur des agences publiques

C’est un chantier d’ampleur que lance Amélie de Montchalin. La ministre des Comptes publics veut réaliser 2 à 3 milliards d’euros d’économies d’ici 2027 en taillant dans le maquis des opérateurs de l’État. Sont ciblées : les agences publiques jugées trop coûteuses ou redondantes, avec au programme fusions, suppressions, transferts de missions et mutualisations.

INAO, Ademe, Anah… premières visées

Parmi les structures dans le viseur figurent des opérateurs bien connus. L’Agence pour la transition écologique (Ademe), dotée d’un budget de 4,2 milliards d’euros, pourrait voir son organisation repensée, malgré un coût de fonctionnement modeste. L’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui gère 3,2 milliards d’euros d’aides publiques, et l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) sont également sur la sellette pour des regroupements. Côté agriculture, l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), garant des AOP et IGP, et l’Agence bio, pilier du secteur biologique, pourraient être fusionnés ou supprimés. Un scénario similaire pourrait concerner l’Institut national de la consommation, éditeur du magazine 60 Millions de consommateurs.

Rationaliser à tout prix

Sur les 77 milliards d’euros de financements publics annuels dédiés aux opérateurs, 64 milliards sont dans le champ des coupes envisagées. Les universités sont exclues du plan. Certaines missions pourraient revenir dans le giron direct des ministères, comme celles de l’Agence de services et de paiement (ASP), bras armé de la distribution des aides publiques, notamment agricoles. Parmi les autres structures évoquées : le Cerema (mobilité, environnement), l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), l’Agence du numérique en santé, le réseau Canopé (formation des enseignants), ou encore l’Agence nationale du sport (ANS). Pas de détails chiffrés à ce stade, mais un cap assumé : faire des économies structurelles. Reste à savoir quels secteurs paieront la note… et avec quelles conséquences sur le terrain.

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