Alors que le budget 2025 vient tout juste d’être adopté, l’exécutif anticipe déjà le tour de vis nécessaire pour ramener le déficit public sous la barre des 5,4 % du PIB l’an prochain. Invité de BFM Politique, le ministre de l’Économie Éric Lombard a annoncé que 40 milliards d’euros d’économies devront être trouvés en 2026 pour tenir la trajectoire fixée par Bercy. Un effort jugé « considérable » mais qui n’impliquera pas de hausse d’impôts pour les ménages modestes ou les entreprises, a-t-il assuré.
Des économies ciblées et une contribution maintenue des plus fortunés
Pour atteindre cet objectif ambitieux, le gouvernement entend miser sur la croissance, des réformes structurelles et des économies dans la dépense publique, notamment sociale. Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, a évoqué ce dimanche une « rationalisation des allocations » et la volonté de rendre les aides sociales « plus justes et plus efficaces ». En parallèle, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus instaurée en 2024 sera reconduite, a confirmé Éric Lombard, dans un souci d’équité.
Une conférence des finances pour alerter et mobiliser
Afin de sensibiliser l’opinion et les acteurs institutionnels à la gravité de la situation budgétaire, François Bayrou ouvrira ce mardi une conférence sur les finances publiques. Ministres, parlementaires, collectivités et organismes sociaux y sont conviés. L’objectif : poser les bases du budget 2026 et faire preuve de « transparence » selon Sophie Primas, qui estime que les Français « n’ont pas encore pleinement conscience des échéances à venir ».