Montpellier : le maire visé par une banderole au sigle nazi porte plainte
Montpellier : le maire visé par une banderole au sigle nazi porte plainte

Une banderole, quelques mots, un symbole. Et la colère du maire de Montpellier. Samedi, lors d’une manifestation hebdomadaire de soutien au peuple palestinien, le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a franchi une ligne rouge en associant le nom de Michaël Delafosse à celui des SS, l’ancienne branche armée du régime nazi. Sur la place de la Comédie, au cœur de la ville, des militants ont déployé une inscription accusant Israël de génocide et désignant l’élu comme « complice », le tout illustré par le sigle nazi. Face à cette mise en cause qu’il juge ignoble, l’édile socialiste a annoncé qu’il allait porter plainte.

Quand la lutte déborde dans l’infamie

« Qu’Israël soit comparé aux bourreaux des juifs d’Europe est une infamie », a réagi Michaël Delafosse sur le réseau social X. « Associer mon nom aux responsables de la Shoah est une outrance qui ne me fera jamais dévier », a-t-il poursuivi, dénonçant le climat délétère que cette frange radicale du militantisme pro-palestinien contribue selon lui à propager. Le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, lui a immédiatement apporté son soutien en dénonçant une pratique persistante du mouvement BDS malgré ses engagements à ne pas sombrer dans l’antisémitisme. Le représentant de l’État a indiqué qu’il prendrait « toutes les mesures qui s’imposent » dans le cadre de ses prérogatives. Même tonalité du côté de la ministre Patricia Mirallès, également montpelliéraine, qui a dénoncé une « abjection » et assuré que « la République tient bon » face à de tels agissements.

BDS garde le silence, la République contre-attaque

À ce stade, le leader local du BDS, José-Luis Moragues, a refusé de commenter les faits. Mais le silence ne suffira peut-être pas à désamorcer l’indignation. En affichant un symbole nazi dans une manifestation publique, même dans un but de dénonciation politique, les militants s’exposent à des poursuites judiciaires. Pour Michaël Delafosse, le geste dépasse la simple provocation : il s’agit d’une attaque contre les principes mêmes de la République. Une ligne de fracture se dessine donc à Montpellier, où le soutien à une cause ne saurait justifier l’usage des symboles de la barbarie.

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