Le parquet a rendu public un échange de messages entre Tyler Robinson, le suspect du meurtre de l’influenceur conservateur Charlie Kirk, et son colocataire. Ces messages révèlent la planification et les motivations du suspect, ainsi que ses préoccupations après le crime.
Découvrez l’échange complet :
Tyler Robinson : Je vais bien mon amour, mais je suis coincé à Orem encore un petit moment. Ça ne devrait pas être trop long avant que je puisse rentrer, mais je dois encore récupérer mon fusil. Pour être honnête, j’avais espéré garder ce secret jusqu’à mourir de vieillesse. Je suis désolé de t’impliquer.
Le colocataire de Tyler Robinson : Ce n’était pas toi qui l’as fait, pas vrai ????
Tyler Robinson : C’est moi, je suis désolé.
Colocataire : Je croyais qu’ils avaient attrapé la personne ?
Tyler Robinson : Non, ils ont chopé un vieux type au hasard, puis interrogé quelqu’un qui portait des vêtements similaires. J’avais prévu de récupérer mon fusil à mon point de dépôt peu après, mais ce côté de la ville a été bouclé. C’est calme, presque possible de sortir, mais il reste un véhicule.
Colocataire : Pourquoi ?
T. Robinson : Pourquoi je l’ai fait ?
Colocataire : Ouais.
T. Robinson : J’en avais assez de sa haine. Certaines haines ne peuvent pas se négocier. Si je peux reprendre mon fusil sans être vu, je n’aurai laissé aucune preuve. Je vais essayer de le récupérer, avec un peu de chance ils sont passés à autre chose. Je n’ai rien vu qui montre qu’ils l’ont trouvé.
Colocataire : Depuis combien de temps tu préparais ça ?
T. Robinson : Un peu plus d’une semaine je crois. Je peux m’en approcher mais il y a une voiture de police garée juste à côté. Je pense qu’ils ont déjà fouillé l’endroit, mais je veux pas prendre le risque.
…
T. Robinson : J’aurais aimé revenir en arrière et l’avoir récupéré dès que j’ai atteint mon véhicule. Je m’inquiète de ce que mon vieux ferait si je ne ramenais pas le fusil de grand-père… Je ne sais même pas s’il avait un numéro de série, mais il ne pourrait pas être relié à moi. Je crains pour les empreintes : j’ai dû le laisser dans un buisson quand j’ai changé de fringues. Je n’avais pas la possibilité ni le temps de l’emporter. Je pourrais devoir l’abandonner et espérer qu’ils ne trouvent pas d’empreintes. Comment je vais expliquer ça à mon vieux… La seule chose que j’ai laissée, c’est le fusil enveloppé dans une serviette. Tu te souviens quand je gravais des balles ? Les putains de messages sont surtout une grosse blague, un mème. Si je vois « notices bulge uwu » sur Fox News je vais faire un AVC. Bon je vais devoir le laisser, ça fait vraiment chier.
…
T. Robinson : D’après aujourd’hui, je dirais que le fusil de grand-père fait l’affaire. Je crois que c’était une lunette à 2000 $ ; – ;
T. Robinson : Supprime cet échange.
…
Robinson : Mon père veut des photos du fusil… il dit que grand-père veut savoir qui a quoi. Les fédéraux ont publié une photo du fusil, et il est très unique. Mon père m’appelle en ce moment, je ne réponds pas. Depuis que Trump est arrivé au pouvoir, [mon père] est devenu carrément pro-MAGA. Je vais me rendre volontairement, un de mes voisins ici est adjoint du shérif. Tu es la seule dont je me soucie, mon amour.
Colocataire : Je suis beaucoup plus inquiet pour toi.
T. Robinson : Ne parle pas aux médias s’il te plaît. Ne donne pas d’interviews, ne fais aucun commentaire… Si la police te pose des questions, demande un avocat et reste silencieux.