Ce n’est pas une surprise, plutôt un retour en scène soigneusement cadré. Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa quatrième candidature à l’élection présidentielle et, dès le lendemain sur France Inter, Manuel Bompard a posé le décor: « un contexte international géopolitique très bouleversé ». Traduction pour le lecteur : l’Ukraine, l’OTAN, l’énergie, l’inflation, tout ce qui s’invite dans le quotidien finit par peser sur les urnes.
Selon le coordinateur national de La France insoumise, le mouvement a tranché au terme d’une « discussion collective » et a choisi celui qui serait « le mieux placé », en misant sur sa « ténacité » et sa « solidité » pour encaisser les secousses du moment.
Une candidature “soudée” face aux vents extérieurs
Reste que quatre fois, ça commence à faire une marque de fabrique, presque un rituel. Bompard assume et balaie l’objection d’un revers: lors d’une réunion avec parlementaires, eurodéputés et maires, il dit avoir demandé s’il existait une alternative, sans qu’aucun nom ne sorte, « il n’y a eu aucune opposition ».
Le message est clair: LFI veut apparaître « groupée, unie, soudée » et vendre une équipe déjà prête à gouverner, tout en rappelant que Mélenchon aurait frôlé le second tour la dernière fois, « il a manqué un point ». Dans une campagne où la politique étrangère revient comme un boomerang sur le pouvoir d’achat et les choix budgétaires, le pari insoumis est simple: transformer les turbulences du monde en carburant électoral, avec la promesse d’aller plus loin cette fois.
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