La mairie de Lyon a retiré hier jeudi 25 septembre le drapeau palestinien qui flottait depuis lundi sur son fronton. Le tribunal administratif, saisi en urgence par la préfète du Rhône, avait estimé que ce pavoisement portait « une atteinte grave à la neutralité des services publics » et enjoint la municipalité à l’enlever « sans délai ». L’initiative de l’équipe écologiste, destinée à accompagner la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France, s’inscrivait dans un mouvement plus large : plus d’une cinquantaine de communes dirigées par la gauche avaient hissé le drapeau palestinien en début de semaine. Mais le ministère de l’Intérieur avait rappelé aux préfets d’interdire toute initiative de ce type, invoquant la neutralité du service public, le risque de troubles à l’ordre public et la non-ingérence dans la politique internationale.
Une décision qui divise
La mairie de Lyon affirme « prendre acte » du jugement et s’y « conformer », tout en se réservant le droit de faire appel. Les drapeaux avaient de toute façon été retirés dans le cadre de la Journée nationale d’hommage aux harkis et ne seront pas remis. L’affaire illustre les tensions entre le geste symbolique de certaines collectivités et l’intransigeance de l’État sur la neutralité institutionnelle. Reste que la justice a fixé une ligne claire : les frontons municipaux ne peuvent devenir le relais de causes internationales, fussent-elles symboliquement soutenues par une partie de l’opinion.
Que retenir rapidement ?
La mairie de Lyon a retiré hier jeudi 25 septembre le drapeau palestinien qui flottait depuis lundi sur son fronton. Le tribunal administratif, saisi en ur