Renaissance se prépare à 2027: Gabriel Attal en favori, décision attendue le 12 mai
Renaissance se prépare à 2027: Gabriel Attal en favori, décision attendue le 12 mai

À Renaissance, l’air de la présidentielle commence déjà à circuler dans les couloirs. Réuni lundi soir, le bureau exécutif a validé un rapport sur les modalités de désignation du futur candidat pour 2027, alors qu’Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter et que le camp macroniste cherche un nouvel équilibre depuis les législatives de 2024. Selon les informations du Figaro, la direction s’oriente vers Gabriel Attal, décrit en interne comme le « candidat naturel », un statut qui vaut presque investiture avant l’heure.

Dans le document, issu de consultations menées par Jean-Marc Borello et Bariza Khiari, le message est clair: pas de primaire compétitive. Le texte évoque un « rejet net » de cette option, jugée trop risquée pour un mouvement encore marqué par les secousses récentes et soucieux de ne pas offrir le spectacle d’une famille qui se déchire. Une primaire interne reste bien inscrite sur le papier, mais dans la réalité des rapports de force, l’ancien Premier ministre, désormais à la tête de l’appareil, apparaît comme le point de ralliement le plus évident.

Un parti qui veut éviter la bataille des ego

Le bureau exécutif a choisi de renvoyer l’arbitrage au conseil national, ce « parlement du parti » appelé à trancher le 12 mai. Le cadre de procédure a été approuvé à une large majorité, 60 voix sur 63, avec trois abstentions, celles de Yaël Braun-Pivet, Guillaume Gouffier Valente et de la ministre Aurore Bergé, seule membre du gouvernement présente lors de la réunion. Un vote massif, oui, mais pas un blanc-seing enthousiaste, plutôt une validation disciplinée d’un chemin déjà balisé.

Reste que le chemin, justement, fait grincer quelques dents. Le conseil national est présidé par Élisabeth Borne, absente lundi soir et donnée critique à l’égard de Gabriel Attal, tandis que certains dénoncent un processus trop verrouillé et s’inquiètent de l’influence du secrétaire général sur la composition de l’instance. D’autres rétorquent qu’un parti est là pour préparer une candidature et organiser la cohérence, pas pour rejouer une compétition permanente. En toile de fond, une question tactique pèse déjà: comment articuler ce choix avec les relations, toujours sensibles, avec le MoDem et Horizons à mesure que 2027 se rapproche.

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