L’UE presse la Bosnie d’accélérer ses réformes malgré le boycott serbe
L’UE presse la Bosnie d’accélérer ses réformes malgré le boycott serbe

La commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, a appelé lundi la Bosnie-Herzégovine à accélérer les réformes indispensables pour avancer sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. Sa visite à Sarajevo a toutefois été boycottée par les représentants de la communauté serbe du pays.

L’an dernier, l’UE avait officiellement invité la Bosnie à entamer son processus d’intégration, à condition qu’elle respecte une série de critères politiques, économiques et institutionnels. Mais selon Bruxelles, les progrès restent insuffisants, en particulier sur les questions de gouvernance, de lutte contre la corruption et de renforcement de l’État de droit.

Marta Kos a averti que, sans avancées rapides et concrètes, la Bosnie risquait de perdre l’accès à certains fonds européens prévus pour accompagner sa transition. « La porte de l’Union européenne reste ouverte, mais il faut agir sans tarder », a-t-elle déclaré.

Le boycott serbe de cette visite illustre une fois encore les divisions profondes qui traversent la Bosnie, près de trente ans après la guerre. Les tensions entre les différentes communautés compliquent la mise en œuvre des réformes exigées par Bruxelles et freinent l’intégration du pays aux structures européennes.

L’Union européenne maintient cependant que l’avenir de la Bosnie se trouve au sein de l’Europe, à condition que ses dirigeants démontrent une réelle volonté politique d’avancer ensemble sur la voie des réformes.

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