Les Républicains tranchent ce lundi 28 juillet : leur candidat pour la législative partielle dans la 2e circonscription de Paris doit être officiellement désigné par la commission nationale d’investiture (CNI) à 17h. Deux figures du parti s’affrontent en coulisses : Michel Barnier, soutenu par Bruno Retailleau, et Rachida Dati, qui continue de faire planer la menace d’une candidature dissidente.
L’ancien Premier ministre s’est déclaré dès la mi-juillet, quelques jours après l’invalidation du député sortant macroniste Jean Laussucq. Il bénéficie du soutien affiché du président du parti et d’une CNI recomposée récemment, à majorité favorable au camp Retailleau. Mais cette annonce rapide a provoqué la colère de la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui n’a pas apprécié la méthode et dénonce une instrumentalisation visant à entraver ses ambitions pour la mairie de Paris.
Une décision lourde de conséquences à huit mois des municipales
Un entretien a eu lieu dimanche entre Barnier, Dati et Retailleau dans l’espoir d’éviter un affrontement fratricide. Mais les positions restent tendues. Si Barnier est officiellement favori, Dati garde un fort ancrage local et le soutien d’élus parisiens comme Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement, qui appelle à une solution d’équilibre et à une reconnaissance claire de sa légitimité pour l’Hôtel de Ville.
Alors que la gauche espère profiter des divisions de la droite pour rééditer son score surprise de l’an dernier, et que Thierry Mariani se lance pour le RN, la désignation de ce lundi pourrait conditionner non seulement l’issue de la législative, mais aussi l’unité de LR en vue des municipales.