C’est une révolution dans la gouvernance de trois grandes villes de France. Ce lundi 7 juillet, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture l’article central de la réforme de la loi PLM, instaurant une élection du maire au suffrage universel direct dans Paris, Lyon et Marseille. Le texte, soutenu par le gouvernement et défendu par le député Renaissance Sylvain Maillard, a été voté à une large majorité.
Un scrutin plus direct pour renforcer la légitimité démocratique
Ce changement met fin au système de secteurs ou d’arrondissements, souvent accusé de brouiller la volonté des électeurs. Désormais, un double scrutin permettra d’élire à la fois le conseil municipal et les conseils d’arrondissement, avec pour principe : un électeur, une voix. Une avancée saluée par Rachida Dati, qui militait depuis des années pour en finir avec un modèle électoral jugé archaïque.
Malgré l’opposition du Sénat et le recours annoncé devant le Conseil constitutionnel, la réforme pourrait s’appliquer dès les élections municipales de mars 2026. Si elle est validée, cette réforme renforcera la clarté démocratique dans les trois capitales régionales, mettant un terme à des décennies de contournements politiques et de désignation de maires sans majorité réelle à l’échelle des villes.