Le président de la République a présidé, ce mardi à l’Élysée, une cérémonie de remise de décorations en l’honneur des forces intervenues au Bataclan le 13 novembre 2015. Inscrite à l’agenda officiel de la présidence, cette cérémonie a pris la forme d’un hommage appuyé aux policiers, aux pompiers et aux représentants des victimes mobilisés lors de l’une des nuits les plus traumatiques de l’histoire contemporaine française.
Une cérémonie de reconnaissance pour les intervenants du Bataclan
Lors de cette remise de la Légion d’honneur, Emmanuel Macron a décoré 55 membres des forces de l’ordre intervenus dans la salle de spectacle parisienne le soir des attentats, ainsi que deux présidents d’associations de victimes. Parmi eux figurent des personnels de la Préfecture de police, de la BRI, du RAID et de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Le chef de l’État avait présenté cette cérémonie comme un engagement pris dans le prolongement des commémorations organisées en novembre 2025.
En ouverture, Emmanuel Macron a rappelé la portée nationale de cet hommage en déclarant : « Dix ans après les attentats les plus meurtriers que notre pays ait connus, Paris se souvient, la France se souvient. À toutes les victimes et les familles, la nation demeure fidèle ». Dans la même logique mémorielle, il a ajouté : « Nous n’oublions aucun lieu, aucun visage, aucune histoire brisée ».
« Honorer les siens » face à un traumatisme durable
Le président a ensuite replacé le Bataclan au centre de la mémoire collective du 13-Novembre. « Dans notre mémoire collective, le Bataclan occupe une place singulière. C’est pourquoi la nation se devait d’honorer les siens », a-t-il souligné. Évoquant « l’immédiateté » et « l’ampleur de la tâche », il a salué l’engagement de celles et ceux chez qui, selon ses mots, « quelque chose de plus fort que la peur s’est levé ».
Emmanuel Macron a insisté sur la violence extrême de l’assaut et sur la détermination des intervenants : « Pendant que la terreur frappait des femmes et des hommes ont fait le choix d’agir, sauver, protéger (…). Chaque pas était un risque, chaque porte une menace, chaque seconde une décision et pourtant, ils ont progressé sous le feu des terroristes. Il en a fallu du courage, celui de tous ceux qui ont fait leur devoir sans bruit, sans reculer ».
Le douloureux souvenir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis
Le 13 novembre 2015, des commandos dirigés par le groupe État islamique ont mené une série d’attaques au Stade de France, à Saint-Denis, sur les terrasses de plusieurs bars et restaurants parisiens, ainsi qu’au Bataclan. Le bilan retenu dans les références publiques est de 132 morts et de centaines de blessés.
Emmanuel Macron annonce un nouveau rendez-vous à Nice
En conclusion, Emmanuel Macron a replacé cet hommage dans une lecture plus large de la résistance républicaine face au terrorisme. « Ceux qui nous haïssaient n’ont pas eu le dernier mot. Les terroristes du 13 novembre ont été terrassés sur le moment par la force, mais sur le long cours par la force d’âme qui anime celles et ceux qui (…) savent que la cause qu’ils défendent est la plus juste des causes, celle de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Celle de la République française », a-t-il déclaré.
Le président a également annoncé qu’il se rendrait à Nice le 14 juillet prochain afin de « continuer à porter cette exigence de mémoire et de reconnaissance dix ans après ».