En l’espace de quelques mois, Gabriel Zucman, 38 ans, professeur à l’université de Berkeley (Californie) et directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, est devenu l’un des économistes les plus médiatisés de France. Ses travaux sur l’évasion fiscale et sa proposition d’un impôt exceptionnel sur les très grandes fortunes lui ont valu une place centrale dans le débat public.
La mesure, surnommée « taxe Zucman », prévoit un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Selon Zucman, ce dispositif permettrait de rapporter 20 milliards d’euros par an à l’État, une somme considérable dans un contexte de déficit public. Adoptée par l’Assemblée nationale en février 2025, la taxe a été rejetée par le Sénat en juin.
Le Figaro lâche une bombe : Gabriel Zucman, fiscalisé en partie aux États-Unis, paierait moins d’impôts
Dans article publié ce jeudi matin, Le Figaro livre une information bien fâcheuse pour Gabriel Zucman. L’économiste aurait acquis la nationalité américaine lors de ses années en Californie et paierait aujourd’hui une partie de ses impôts aux États-Unis, où le taux moyen serait inférieur d’un tiers à celui de la France.
Cette information, qu’il se garde bien de dévoiler lors de ses nombreuses interventions médiatiques, montre une contradiction plutôt génante : le promoteur d’un impôt alourdi sur les plus riches en France profiterait d’un système fiscal plus avantageux à l’étranger.
Pour l’heure, l’économiste n’a pas été interrogé directement sur ce point dans ses passages télé et radio, notamment sur les antennes du service public. Par ignorance ou connivence ? Sans doute un peu des deux. Quoiqu’il en soit, ce paradoxe est pourtant bien difficile à ignorer. Le service public, si prompt à l’inviter et donner des leçons à d’autres chaînes, mettra-t-il Gabriel Zucman face à ses contradictions ? Rien n’est moins sûr…