L’Olympique de Marseille a officialisé le départ de Pablo Longoria de la présidence du directoire, marquant un changement majeur dans la gouvernance du club phocéen. La décision arrive après cinq ans à la tête de l’institution olympienne, poste qu’il occupait depuis février 2021 et qu’il a dirigé au cœur de périodes sportives et institutionnelles complexes.
Le Conseil de Surveillance a désigné Alban Juster, jusque‑là directeur général finances et compliance, comme nouveau Président du Directoire, en charge de la direction administrative et opérationnelle du club. Juster était déjà membre du directoire, aux côtés d’Alessandro Antonello, nommé directeur général en 2025. Benjamin Arnaud, secrétaire général, complète désormais le triumvirat dirigeant. Cette organisation a été définie comme intérimaire, en attendant la nomination d’un président définitif.
Présent à l’Olympique de Marseille depuis plus de huit ans, Alban Juster voit ainsi son rôle institutionnel étendu à la présidence du directoire, avec pour objectif affirmé d’assurer la continuité administrative, financière et opérationnelle du club. Le communiqué officiel souligne que cette réorganisation vise à maintenir la stabilité des activités et des projets en cours, tant sur le plan économique que sportif.
Le départ de Longoria se déroule dans un contexte de remaniement élargi au sein de l’OM et de résultats contrastés sur le terrain. Outre le départ de Longoria, l’entraîneur Roberto De Zerbi a été démis de ses fonctions récemment, tandis que Medhi Benatia, directeur du football, a vu son rôle confirmé jusqu’à la fin de la saison. La vice‑présidente du conseil de surveillance, Shéhérazade Semsar de Boisséson, a qualifié cette phase de transition institutionnelle organisée et maîtrisée, soulignant que la priorité est désormais de stabiliser l’équipe et d’atteindre les objectifs sportifs fixés.
Sur le plan humain, certaines réactions de la sphère médiatique pointent vers la manière dont Longoria vit cette situation. Selon des propos recueillis dans l’After Foot, le dirigeant serait « extrêmement choqué » par la tournure des événements et se sentirait trahi par des évolutions internes, notamment autour du rôle de Benatia.