La Fédération iranienne de football a annoncé qu’elle ne participerait pas à la cérémonie de tirage au sort de la Coupe du Monde 2026, prévue le 5 décembre à Washington. Cette décision fait suite au refus des autorités américaines de délivrer des visas à plusieurs membres de la délégation iranienne. Selon la fédération, cette mesure n’a “rien à voir avec le sport” et justifie le retrait de l’Iran de l’événement.
Certains membres clés de la délégation, dont le président de la fédération Mehdi Taj, n’ont pas obtenu de visas, tandis que quatre autres, dont l’entraîneur national Amir Ghalenoei, ont pu se rendre aux États-Unis. Mehdi Taj a dénoncé cette décision comme étant purement politique et a appelé la FIFA à intervenir, informant le président Gianni Infantino de la situation.
L’Iran dans le chapeau 2
L’Iran s’était qualifié en mars 2025 pour la Coupe du Monde 2026, ce qui lui assure une place dans le « chapeau 2 » du tirage au sort. Les États-Unis, co‑organisateurs du Mondial avec le Canada et le Mexique, accueilleront la majorité des matchs, y compris la finale, rendant ce boycott particulièrement symbolique.
La fédération iranienne a officiellement informé la FIFA de son retrait, soulignant que les décisions américaines représentaient un écart par rapport aux principes sportifs. La FIFA, pour sa part, n’a pas encore publié de communiqué officiel mais a indiqué qu’elle examinerait la situation avec sérieux. La situation pourrait affecter la préparation du Mondial, déjà marqué par des tensions internationales importantes, et interroge sur l’impact des différends politiques sur les événements sportifs mondiaux.