FOOT - Michel Platini tacle Gianni Infantino, président de la FIFA: "Il a un problème, il aime les riches et les puissants, ceux qui ont de l’argent." (AP, Entrevue)
FOOT – Michel Platini tacle Gianni Infantino, président de la FIFA: « Il a un problème, il aime les riches et les puissants, ceux qui ont de l’argent. » (AP, Entrevue)

Dans une interview accordée au quotidien britannique The Guardian, l’ancien président de l’UEFA, Michel Platini, a formulé des reproches particulièrement sévères à l’encontre de Gianni Infantino, l’actuel président de la FIFA. Platini, figure emblématique du football français et européen, y exprime sa profonde désapprobation de la gouvernance du football mondial sous la direction de l’homme fort de la FIFA, qui lui était autrefois très proche.

Un portrait critique du dirigeant de la FIFA

Platini s’est livré à une évaluation sans concession de Gianni Infantino, affirmant: « C’était un bon numéro 2, mais pas un bon numéro 1. Il a très bien travaillé à l’UEFA, mais il a un problème , il aime les riches et les puissants, ceux qui ont de l’argent. C’est dans sa nature. Il était comme ça en tant que numéro 2, mais à l’époque, il n’était pas le patron. » L’ancien n°10 de l’équipe de France considère que, depuis la pandémie de Covid‑19, Infantino s’est mué en dirigeant « autocrate », délaissant selon lui les principes démocratiques au profit d’un pouvoir centralisé au sommet de la FIFA.

Platini établit également une comparaison avec l’ère de Sepp Blatter, président de la FIFA de 1998 à 2015, déclarant qu’il existe « moins de démocratie qu’à l’époque de Blatter » malgré les nombreuses critiques qui pesaient sur ce dernier. Ce constat s’inscrit dans une critique plus large de l’instance mondiale du football, que Platini juge éloignée de ses valeurs sportives fondamentales.

Un complot contre Michel Platini pour l’empêcher de présider la FIFA ?

Pour appel, en 2015, Michel Platini prétendait à la présidence de la FIFA avant d’en être écarté. Une suspesnion prononcée par la commission d’éthique de la FIFA, à la suite d’un paiement controversé de 1,8 million d’euros versé par l’instance mondiale pour un travail antérieur. Une « une grave injustice » motivée politiquement selon Platini, qui a affirmé dans son interview que « tout ça s’est passé parce qu’ils ne le voulaient pas », suggérant que tout é été mis en place bloquer sa progression vers le poste suprême du football international.

Aujourd’hui, Michel Platini déplore une tendance au renforcement des influences politiques et économiques au détriment des intérêts purement sportifs. Selon lui, une FIFA dirigée selon sa propre vision se serait davantage concentrée sur le football lui‑même plutôt que sur des compromis politiques…

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