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Crans‑Montana, la co‑gérante du bar s’exprime: «C’est une tragédie inimaginable. Jamais, on n’aurait jamais pu imaginer ça. Je tiens à m’excuser.» (BFMTV)

Alors que le propriétaire du Constellation a été placé en détention provisoire, sa compagne et co‑gérante a pris la parole publiquement pour la première fois depuis le drame qui a coûté la vie à 40 personnes et blessé plus d’une centaine d’autres dans la nuit du Nouvel An. Jessica Moretti a adressé une déclaration aux familles des victimes et aux médias, exprimant ses regrets et son émotion face à l’ampleur de la tragédie. 

À sa sortie d’audition devant le ministère public valaisan à Sion, elle s’est dite profondément affectée par l’incendie et a présenté ses excuses aux victimes et à leurs proches. « Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui. C’est une tragédie inimaginable », a‑t‑elle déclaré, avant d’ajouter : « Jamais, jamais on n’aurait pu imaginer ça. Ça s’est passé dans notre établissement, et je tiens à m’excuser ». Ses mots ont été prononcés avec émotion en présence de journalistes, alors que la cérémonie d’hommage aux victimes se déroulait non loin de là. 

Son mari, arrêté et placé en détention préventive à la suite de son audition, reste visé par une instruction pénale menée par les autorités suisses pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, dans le cadre de l’incendie du Constellation. La justice suisse a invoqué des risques de fuite comme motif de sa détention, tandis que sa femme a été laissée en liberté sous contrôle judiciaire. 

Une tragédie évitable ?

L’incendie s’est déclaré peu après minuit lors d’une soirée du Nouvel An, dans un établissement très fréquenté de la station de ski valaisanne. L’enquête suisse et internationale se concentre sur les circonstances précises de l’origine du feu, qui serait lié à des étincelles ou des bougies pyrotechniques en contact avec des matériaux inflammables, et sur le respect des normes de sécurité dans le bar. La plaque tournante de l’instruction cherche à déterminer dans quelle mesure des contrôles périodiques et des inspections obligatoires avaient été effectués avant le drame, ainsi que la conduite des propriétaires au moment de l’incendie. 

La portée du drame a poussé la France, l’Italie et d’autres pays à suivre de près l’enquête, compte tenu du nombre de ressortissants tués ou blessés dans l’incendie. Les familles des victimes ont également engagé des démarches légales parallèles, tandis que les autorités locales ont reconnu des manquements dans la surveillance des installations de sécurité dans la commune. 

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