Un homme agresse un sacristain à l’église de la Madeleine : sous OQTF, il est remis en liberté pour raisons de santé. (AP)
Un homme agresse un sacristain à l’église de la Madeleine : sous OQTF, il est remis en liberté pour raisons de santé. (AP)

Un homme visé par une obligation de quitter le territoire français, qui a agressé et blessé un sacristain dans l’église de la Madeleine, à Paris, a été remis en liberté après la levée de sa garde à vue « en raison de son état de santé ». Les faits ont conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête pour plusieurs infractions graves, selon des sources judiciaires et policières concordantes, confirmées notamment par la préfecture de police.

Le parquet de Paris a précisé que l’enquête porte sur des faits de « violence sans incapacité commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion », de « menace de mort réitérée commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion, dans un lieu de culte », ainsi que de « trouble visant à empêcher, retarder ou interrompre l’exercice du culte ». Les investigations ont été confiées au Service de l’accueil et de l’investigation de proximité du commissariat du VIIIᵉ arrondissement de Paris.

Que s’est-il passé dans l’église de la Madeleine ?

Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits se sont produits hier dans la matinée à l’intérieur de l’église de la Madeleine, dans le VIIIᵉ arrondissement de Paris. Le sacristain aurait constaté la présence de l’individu en train de manger à l’intérieur de l’édifice religieux. Alors qu’il lui demandait de quitter les lieux, l’homme serait devenu agressif.

D’après les déclarations recueillies par les enquêteurs, le suspect aurait proféré des menaces de mort à l’encontre du sacristain avant de lui porter des coups de poing au visage et de tenter de l’étrangler. Après l’agression, l’homme a pris la fuite à pied, tandis que la victime alertait immédiatement les services de police.

Une fonctionnaire de police porte plainte

Munis du signalement communiqué par la victime, les policiers ont interpellé le suspect à 10h40 sur le boulevard Malesherbes, à proximité de l’église. Lors de son interpellation, l’individu s’est rebellé, sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer, selon une source policière. Un fonctionnaire de police a par ailleurs déposé plainte à son encontre pour ces faits.

Le suspect a été conduit au commissariat du VIIIᵉ arrondissement, où il a été placé en garde à vue « avec notification différée de ses droits », dans l’attente d’une évaluation de son comportement et de son état de santé. Cette mesure a toutefois été levée par la suite, les autorités estimant que son état de santé était incompatible avec le maintien en garde à vue.

L’enquête se poursuit sous les qualifications de « violence sans incapacité commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion » et « menace de mort

La préfecture de police a confirmé que l’homme est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Le parquet de Paris a indiqué que l’enquête se poursuit sous les qualifications de « violence sans incapacité commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion », « menace de mort réitérée, commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion », « désordres dans un lieu de culte ou trouble visant à empêcher, retarder ou interrompre l’exercice du culte », ainsi que « rébellion ».

Les autorités judiciaires n’ont pas précisé à ce stade les suites pénales envisagées, ni les conditions dans lesquelles l’exécution de l’OQTF pourrait être examinée.

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