Encore une nuit de feu et de cendres à Thouars. Entre mardi et mercredi, 20 véhicules ont été réduits à l’état de carcasses calcinées dans le centre-ville des Deux-Sèvres, sous les yeux incrédules de leurs propriétaires et des habitants épuisés. Une série noire qui s’ajoute à d’autres actes similaires survenus ces derniers mois. Il était à peine 4 heures du matin quand les appels se sont multipliés au centre de secours. En quelques minutes, plus de cinquante pompiers venus des Deux-Sèvres, mais aussi du Maine-et-Loire et de la Vienne, ont convergé vers les rues embrasées de la ville. Deux foyers principaux ont été identifiés, ainsi qu’un feu de poubelle dans un autre secteur. Un ballet de gyrophares, des colonnes de fumée, et toujours cette même question : qui allume la mèche, et pourquoi ?
Une ville déjà marquée par les flammes
Thouars n’en est pas à son premier incendie nocturne. Cette nouvelle vague n’a donc surpris personne, surtout pas les autorités. Le commandant de police Stéphane Libeau, accompagné du maire Bernard Paineau et de la sous-préfète Hélène Simon, s’est rendu sur place sans tarder. La colère est sourde, mais elle monte. Si aucun blessé n’a été signalé, l’impact psychologique et économique, lui, est bien réel. Chaque véhicule brûlé est une perte sèche pour une famille, un commerçant ou un travailleur. Dans une ville où les tensions sociales sont déjà palpables, ces incendies s’apparentent à des braises qui couvent dans les entrailles d’un malaise plus large. Les enquêteurs multiplient les pistes mais les auteurs courent toujours. En attendant des réponses, les Thouarsais vivent avec l’angoisse d’une prochaine nuit trop silencieuse… et trop lumineuse.