Nizar Trabelsi demande l’aide des autorités belges pour quitter la Belgique à destination de l’Afghanistan
Nizar Trabelsi demande l’aide des autorités belges pour quitter la Belgique à destination de l’Afghanistan

Le ressortissant tunisien Nizar Trabelsi a fait savoir qu’il ne souhaitait pas rester en Belgique et qu’il sollicitait l’assistance des autorités afin d’organiser son départ vers l’Afghanistan. Cette démarche intervient alors que sa situation administrative et judiciaire demeure en cours d’examen et continue de mobiliser les autorités belges.

Ancien footballeur professionnel, Nizar Trabelsi s’était installé en Europe dans les années 1990 avant d’être arrêté en Belgique à la suite d’enquêtes antiterroristes menées après les attentats du 11 septembre 2001. En 2003, il a été condamné par la justice belge à une peine de dix ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste et pour avoir projeté un attentat contre la base militaire de Kleine-Brogel. Il a purgé l’intégralité de cette peine sur le sol belge.

En 2013, après de longues procédures judiciaires et diplomatiques, Trabelsi a été extradé vers les États-Unis, où il faisait l’objet de poursuites pour des faits similaires. Cette extradition avait suscité de vives controverses, notamment en raison des garanties jugées insuffisantes quant à ses conditions de détention. Il est resté incarcéré plus de dix ans aux États-Unis avant d’être acquitté par la justice américaine en 2023.

À la suite de cet acquittement, il a été transféré vers la Belgique. À son arrivée, les autorités belges ont engagé des procédures de détention administrative dans la perspective d’une expulsion, considérant qu’il ne disposait pas d’un droit de séjour sur le territoire. Ces décisions ont toutefois été contestées à plusieurs reprises devant les juridictions compétentes. Les juges ont estimé que les conditions légales de la détention n’étaient pas réunies et que certaines destinations de renvoi, notamment la Tunisie, posaient des problèmes au regard des risques de traitements contraires aux conventions internationales.

La Cour de cassation a finalement confirmé l’absence de base légale permettant de maintenir Nizar Trabelsi en détention administrative, ce qui a conduit à sa libération. Depuis lors, il se trouve en Belgique sans statut de séjour définitif, sous le contrôle des autorités compétentes, tandis que son dossier continue d’être examiné sur les plans administratif et sécuritaire.

C’est dans ce contexte qu’il a exprimé sa volonté de quitter la Belgique de manière volontaire. Selon des sources judiciaires et administratives, il a indiqué ne pas vouloir s’installer durablement dans le pays et a demandé l’aide des autorités belges pour organiser un départ vers l’Afghanistan. Cette demande a été enregistrée par les services concernés, sans qu’une décision définitive n’ait encore été prise quant à sa faisabilité ou à ses modalités concrètes.
Les autorités belges examinent actuellement cette requête dans le cadre des procédures existantes, en tenant compte des obligations légales, des considérations de sécurité et du cadre international applicable. À ce stade, aucun calendrier officiel ni accord formel n’ont été annoncés concernant un éventuel départ.

L’affaire Nizar Trabelsi reste suivie de près par les autorités judiciaires et administratives, en raison de son historique judiciaire, de la complexité des procédures engagées et des enjeux qu’elle soulève en matière de gestion des dossiers sensibles liés à l’extrémisme et au droit des étrangers.

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