Montpellier, 2 h du matin : quatre silhouettes, un fusil, une trottinette au sol
Montpellier, 2 h du matin : quatre silhouettes, un fusil, une trottinette au sol

Le vacarme n’a duré que quelques secondes, juste assez pour qu’une rue déserte bascule en scène de crime. Quand les premiers policiers déboulent avenue de la Madeleine, le jeune homme gît déjà face contre bitume, sac à dos ouvert, papiers absents, sang s’échappant d’une plaie dans le bas du dos. À côté de lui, des étuis de 9 mm brillent sous les lampadaires. La voiture sombre qui a craché les balles – trois ou quatre hommes encagoulés, dit-on – file vers le nord, feux éteints, laissant derrière elle une carcasse de Clio trouée d’un impact et un paquet de témoins médusés.

Traque express sous les néons de l’Hérault

En moins d’une heure, le SIPJ quadrille les Sabines : vidéosurveillance saisies, garages fouillés, points de deal mis en alerte. La victime, vingt ans à peine, finit intubée à Lapeyronie, pronostic vital suspendu à un fil aussi mince que l’alibi des tireurs. Tentative de meurtre ouverte, calibres comparés, rumeur d’un règlement de comptes qui monte avant même le lever du jour. Reste la trottinette, abandonnée sur le trottoir comme un rappel acide : à Montpellier, la nuit peut transformer un simple trajet en course pour la vie.

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