Une surveillante scolaire a perdu la vie ce mardi après avoir été poignardée lors d’un contrôle de sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne). Un élève âgé de 15 ans, rapidement maîtrisé, a été placé en garde à vue.
Le jeune collégien a été interpellé après avoir « grièvement blessé une assistante d’éducation » de 31 ans avec un couteau, selon les informations communiquées par la préfecture tôt dans la matinée. La victime, qui s’appelait Mélanie, est ensuite décédée des suites de ses blessures, comme l’a rapporté une source proche de l’enquête. Elle était mère de famille, assistante d’éducation et conseillère municipale.
Un élève présent au moment des faits a témoigné sur BFMTV : « On voyait l’élève faire des allers retours comme s’il réfléchissait à ce qu’il allait faire. Quand la majorité des élèves sont entrés dans l’établissement, il a brandi le couteau et il a couru sur la surveillante ».
Il a ajouté : « On entendait la surveillante crier. Elle est tombée au sol. Dès qu’elle est tombée au sol, la police s’est retournée et l’élève a été interpellé. »
Élisabeth Borne réagit
En déplacement après le drame survenu dans un collège, la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a pris la parole ce mardi devant la presse pour exprimer son soutien à la communauté éducative et dresser les premiers éléments de réponse du gouvernement.
« Je tiens à exprimer toute ma solidarité envers la communauté éducative profondément choquée par ce drame. Je salue également la réactivité exemplaire des secours et des forces de l’ordre, qui sont intervenus rapidement sur place », a-t-elle déclaré avec gravité.
Alors que l’enquête se poursuit, la ministre a insisté sur la nécessité d’une approche globale pour éviter que de tels actes ne se reproduisent à l’avenir :
« Nous devons poursuivre sans relâche la recherche de toutes les mesures susceptibles de prévenir ce type de drame. Cela passe notamment par une action déterminée face à certains facteurs de risque, comme l’usage excessif des écrans chez les jeunes. »
Concernant l’auteur présumé des faits, un collégien, Élisabeth Borne a souligné que le profil de l’élève interroge :
« Il s’agit d’un jeune qui ne présentait pas de difficultés particulières. Il était bien intégré au sein de l’établissement et jouait même un rôle actif dans la lutte contre le harcèlement scolaire en tant qu’élève référent. »
Cependant, des antécédents disciplinaires ont été confirmés : « Il avait tout de même fait l’objet de deux exclusions temporaires au début de l’année scolaire », a précisé la ministre…
