L’autopsie réalisée par l’institut médico-légal sur le corps du jeune homme tué jeudi après-midi dans le 4ᵉ arrondissement de Marseille confirme la violence chirurgicale des tirs qui l’ont atteint. Âgé de 20 ans et inconnu des services de police, il était le frère d’Amine Kessaci, figure marseillaise engagée contre le narcotrafic. Les médecins ont relevé six impacts localisés au niveau du thorax, tous provoqués par des munitions de calibre 9 mm, conformément aux étuis retrouvés sur les lieux. Les enquêteurs estiment que la précision des tirs renvoie à un mode opératoire extrêmement maîtrisé, loin des attaques impulsives menées par de très jeunes exécutants. Selon une source proche du dossier, la cohérence entre le calibre, la zone visée et l’exactitude des impacts laisse penser à une intervention menée par des individus rompus aux opérations ciblées. Les enquêteurs examinent désormais les circonstances précises de l’attaque pour déterminer s’il s’agissait d’une expédition visant spécifiquement la victime ou d’un message adressé à travers elle, dans un contexte marseillais marqué depuis des mois par des rivalités meurtrières autour du trafic de stupéfiants.
Une enquête ouverte pour homicide volontaire
Le parquet de Marseille confirme que l’enquête poursuit la piste d’un homicide volontaire exécuté avec une préparation importante. Les investigations se concentrent sur les mouvements autour du lieu de l’attaque, les véhicules repérés juste avant les tirs et les communications susceptibles d’éclairer l’organisation du commando. Les enquêteurs tentent également d’établir si la victime avait été suivie ou ciblée à l’avance. Alors que les proches du jeune homme ont fait part de leur sidération, l’affaire s’inscrit dans un climat où les règlements de compte continuent d’alimenter une inquiétude croissante dans plusieurs quartiers de la ville.