La police de Hong Kong arrête des dirigeants de chantier après l’incendie meurtrier de Wang Fuk Court
La police de Hong Kong arrête des dirigeants de chantier après l’incendie meurtrier de Wang Fuk Court

Le violent incendie qui a ravagé mercredi plusieurs bâtiments du complexe résidentiel Wang Fuk Court, à Tai Po, a mis en lumière les risques liés aux échafaudages en bambou, encore largement utilisés dans la construction hongkongaise malgré leur élimination progressive annoncée ces dernières années. Les flammes ont embrasé en quelques minutes les structures légères fixées sur les façades, compliquant considérablement le travail des pompiers.

Les autorités de Hong Kong ont indiqué que ces échafaudages, très répandus dans la ville pour des raisons de tradition et de coût, avaient joué un rôle dans la propagation rapide de l’incendie. Les images montrant les tiges de bambou consumées par le feu ont relancé le débat sur la sécurité de ces structures, alors que la ville avait déjà recensé au moins quatre incendies similaires depuis le début de l’année.

Le chef de l’exécutif hongkongais a annoncé la création d’une cellule de crise chargée d’enquêter sur les causes précises du sinistre et d’évaluer si des évolutions réglementaires sont nécessaires. Les premières observations laissent penser que le bambou, matériau hautement inflammable, a contribué à l’ampleur du désastre, poussant certains experts à réclamer une accélération de sa suppression au profit de structures métalliques plus sûres.

Malgré les risques, le bambou demeure très implanté dans la culture architecturale locale. Utilisé depuis des siècles dans les chantiers traditionnels chinois, il est apprécié pour sa robustesse, sa flexibilité et son faible coût. Les ouvriers formés à cette technique sont nombreux, et certains défenseurs du patrimoine estiment que le bambou fait partie intégrante de l’identité urbaine de Hong Kong.

L’incendie de Tai Po pourrait néanmoins marquer un tournant. Face à la multiplication des accidents, les autorités sont soumises à une pression croissante pour moderniser les pratiques du secteur et renforcer les contrôles de sécurité. Les conclusions de la commission d’enquête seront attentivement scrutées, alors que la ville tente d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

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