Les autorités suisses ont publié un nouveau bilan des victimes françaises à la suite de l’incendie survenu dans la nuit du 1ᵉʳ janvier 2026 dans le bar Le Constellation, situé dans la station de ski de Crans‑Montana). Le ministre des Affaires étrangères, Jean‑Noël Barrot, a déclaré sur France 2 dimanche que 23 ressortissants français avaient été blessés, soit cinq de plus que la veille, et qu’une victime française de 39 ans était confirmée décédée. Huit personnes demeuraient toujours portées disparues selon les derniers chiffres disponibles. Sur l’ensemble du drame, 24 corps ont été formellement identifiés toutes nationalités confondues, dont 11 mineurs, après que l’incendie a fait au total 40 morts et 119 blessés, a indiqué la police cantonale du Valais.
Parmi les victimes identifiées figurent des ressortissants suisses, italiens, roumains, turcs, une personne ayant la double nationalité italienne et émiratie ainsi que un Français de 39 ans. La plupart des personnes identifiées sont jeunes, avec plusieurs mineurs parmi les défunts.
Une mobilisation européenne
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a fait un point sur la mobilisation européenne pour venir en aide aux services suisses dans la prise en charge des victimes. Sur les réseaux sociaux, elle a précisé que 35 patients avaient été transférés vers cinq pays européens, dont 17 pris en charge en France dans un cadre de solidarité européenne. Conformément au plan européen de réponse aux afflux de patients brûlés, ces transferts ont été effectués avant 72 heures, soit avant la limite des 96 heures prévue par ce cadre. Un poste d’urgence médico‑psychologique a été mis en place pour soutenir les familles de ressortissants français toujours portés disparus. La France a indiqué qu’elle restait pleinement mobilisée pour d’éventuelles demandes complémentaires des autorités suisses.
Une messe en hommage aux victimes s’est tenue dimanche matin à Crans‑Montana, rassemblant des familles, des proches et des résidents autour du souvenir des personnes tuées ou blessées dans la tragédie.
Les autorités ouvrent une instruction pénale à l’encontre des gérants du bar
L’incendie s’est déclaré vers 1h30 du matin lors d’une soirée du Nouvel An dans le bar Le Constellation, un établissement très fréquenté de la station de ski, alors que plusieurs centaines de personnes y célébraient le passage à la nouvelle année. Les autorités considèrent qu’il s’agit d’une tragédie accidentelle, non liée à un acte criminel externe.
Selon le procureur cantonal valaisan, les premières indications issues de l’enquête suggèrent que le feu pourrait avoir été déclenché par des sparkler candles ou petites pyrotechnies fixées sur des bouteilles de champagne qui ont été tenues trop près du plafond, provoquant l’embrasement de matériaux isolants ou décoratifs inflammables. Le feu s’est ensuite propagé extrêmement rapidement dans le bar bondé, rendant l’évacuation difficile et entraînant un grand nombre de victimes.
Les autorités ont également ouvert une instruction pénale à l’encontre des gérants du bar pour des chefs tels que homicide involontaire, blessures involontaires et incendie involontaire, tandis qu’elles examinent les conditions de sécurité du lieu, notamment les matériaux utilisés, la présence d’issues de secours suffisantes et les dispositifs anti‑incendie.
L’une des catastrophes les plus meurtrières
L’incendie de Le Constellation figure parmi les catastrophes civiles les plus meurtrières en Suisse ces dernières années. Outre les victimes identifiées dans les différents pays, les opérations d’identification avancent lentement en raison de la gravité des brûlures subies par de nombreuses personnes. Les hôpitaux suisses et européens restent mobilisés pour soigner les blessés tandis que les familles continuent d’attendre des nouvelles de leurs proches.