Fête de la musique : violences, piqûres, chaos... une nuit noire dans les rues de France
Fête de la musique : violences, piqûres, chaos... une nuit noire dans les rues de France

La Fête de la musique 2025 a viré au cauchemar dans de nombreuses villes françaises. De Paris à Angoulême, la nuit du 21 au 22 juin a été marquée par des violences, des agressions, des rixes, des vols, des piqûres et un chaos généralisé. Le ministère de l’Intérieur a dressé un bilan particulièrement lourd : 371 interpellations, 1 500 blessés (dont 14 en urgence absolue), 305 gardes à vue et plus de 140 cas de piqûres recensés. À Paris, la situation a dégénéré autour du quartier des Halles, où la police a dû se replier à l’intérieur du centre commercial sous un barrage de projectiles. À Châtelet, des forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de contenir des attroupements violents. Des scènes de lynchage et de vols avec violences ont été filmées, notamment une agression d’une jeune femme frappée à terre sur les quais de Seine.

Piqûres, lynchages et rues en ruine

La nuit a aussi été marquée par une vague de piqûres volontaires, souvent ciblant des femmes. Selon le ministère de l’Intérieur, 145 victimes se sont manifestées, dont 21 rien qu’en Île-de-France. Douze suspects ont été interpellés. À Angoulême, quatre d’entre eux auraient fait à eux seuls une cinquantaine de victimes. Certaines femmes ont été hospitalisées pour analyses toxicologiques. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues jonchées de détritus et des éboueurs excédés. À Paris, 51 véhicules ont été incendiés et 39 feux sur la voie publique recensés. Plusieurs élus, toutes tendances confondues, dénoncent un événement dévoyé, devenu selon eux une « machine à cash » pour les bars, déconnectée de l’esprit initial. Alors que le gouvernement salue la tenue des festivités, notamment le concert avec la flamme olympique aux Tuileries, d’autres voix appellent à une refonte complète de l’événement. « Il n’y est plus question de musique, mais d’ivresse, de violence et de débordements incontrôlés », a résumé le député Aymeric Caron. Le constat est partagé : la Fête de la musique version 2025 a laissé un goût amer.

Partager