Près de sept mois après la mort de Karen Carter, retrouvée poignardée devant sa maison de Trémolat, un village de 600 habitants, l’enquête entre dans une nouvelle phase. Les gendarmes, qui n’ont toujours pas identifié le ou les auteurs, s’apprêtent à diffuser un appel à témoins validé par le juge d’instruction. L’objectif : recueillir le moindre élément susceptible d’éclairer un dossier qui, malgré des investigations massives, reste sans réponse.
Une enquête fouillée mais sans suspect identifié
La victime, âgée de 65 ans, avait été découverte le 29 avril, grièvement blessée par un objet tranchant alors qu’elle venait de rentrer d’une soirée entre amis. Son compagnon, arrivé quelques minutes après elle, avait alerté les secours. Depuis, les enquêteurs ont exploré de nombreuses pistes en Dordogne comme à l’étranger. Plusieurs centaines d’auditions ont été réalisées en France, en Angleterre et en Afrique du Sud, pays dont Karen Carter possédait également la nationalité. Les gendarmes ont même envisagé l’hypothèse d’un tueur à gages, sans obtenir le moindre début de confirmation. Des gardes à vue avaient été ordonnées dans les heures qui ont suivi les faits, notamment celle du compagnon de la victime et celle d’une habitante de Trémolat. Tous deux ont été relâchés après vérification de leurs emplois du temps. Parallèlement, des dizaines de prélèvements ADN réalisés auprès d’habitants de la commune n’ont donné aucun résultat exploitable, aucun profil ne correspondant à celui retrouvé sur la scène de crime.
Une famille dans l’attente, une enquête sous tension
L’avocat de la famille, qui suit l’affaire depuis le début, estime que tout nouvel élément sera accueilli avec un immense espoir. Les proches de Karen Carter vivent depuis des mois dans l’attente d’une avancée qui tarde. L’ancienne procureure de Bergerac avait décrit la victime comme une figure active de la vie associative locale, très impliquée dans le Café village de Trémolat. Elle participait aussi à une équipe de football féminine de plus de 50 ans qui revenait tout juste d’un tournoi international en Afrique du Sud. Le soir de sa mort, elle venait d’adopter un petit chien griffon blanc, qu’elle sortait de sa voiture lorsqu’elle a été attaquée. C’est à ce moment-là qu’elle a été frappée.
Un appel crucial pour relancer les investigations
Après sept mois d’enquête et de multiples vérifications restées vaines, l’appel à témoins apparaît comme un levier indispensable pour tenter de débloquer le dossier. Les enquêteurs de la section de recherche d’Agen et les gendarmes de Dordogne espèrent que ce dispositif permettra de faire émerger un témoignage passé inaperçu ou une information oubliée. L’appel sera diffusé dans les prochains jours. Toute personne ayant croisé la victime le soir du 29 avril, ou remarqué un comportement inhabituel dans le secteur, pourrait aider à faire progresser l’enquête.