Dans le Var, la caserne des pompiers d’Hyères cambriolée, un préjudice estimé à 140 000 euros
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La commune de La Clayette, en Saône-et-Loire, est en deuil après le tragique accident survenu lundi 10 novembre sur la départementale 985. Cinq personnes ont perdu la vie dans une violente collision frontale, dont deux habitantes du village. L’émotion est immense dans ce secteur du Brionnais, où la route, déjà connue pour sa dangerosité, alimente à nouveau les inquiétudes.

Un choc d’une extrême violence

Le drame s’est produit dans la soirée, sur la portion reliant La Clayette à Saint-Symphorien-des-Bois, près de Curbigny. Deux véhicules se sont percutés de plein fouet dans des circonstances encore floues. Selon les premiers éléments, l’un des conducteurs aurait perdu le contrôle de sa voiture dans un virage. Les secours, rapidement arrivés sur place, n’ont pu que constater le décès des cinq occupants des véhicules impliqués. Le maire de La Clayette, Christian Lavenir, s’est rendu sur les lieux peu après l’accident. Il a aidé à l’installation d’un éclairage sur le stade municipal pour permettre l’atterrissage de l’hélicoptère du SAMU. Très ému, il a confirmé que deux des victimes étaient originaires de la commune : « L’une d’elles venait tout juste de rejoindre le centre communal d’action sociale. C’était une femme joyeuse, toujours prête à aider. Dans un petit bourg comme le nôtre, on se connaît tous, et cette tragédie nous touche profondément », a-t-il confié. Les quatre femmes faisaient partie d’un groupement de la retraite sportive de La Clayette et revenaient d’un cours de danse à Changy-Tourny, une activité hebdomadaire devenue un rendez-vous amical pour ces habitantes.

Une route au passé lourdement accidentogène

L’accident s’est produit sur un axe très fréquenté par les habitants du secteur. La route départementale 985, déjà redessinée il y a quelques années, a souvent été le théâtre d’accidents mortels. Si le maire estime que « la chaussée n’est pas plus dangereuse qu’une autre lorsque les limitations sont respectées », plusieurs riverains affirment le contraire. « C’est une route sur laquelle il y a eu une vingtaine de morts en cinquante ans », rappelle un habitant. Un autre témoigne avoir souvent été confronté à des automobilistes roulant « beaucoup trop vite ». Certains évoquent aussi un soleil couchant particulièrement éblouissant au moment du drame, qui aurait pu gêner la visibilité. Un automobiliste, passé sur les lieux peu après la collision, décrit une scène de désolation : « La voiture était dans le talus, le coffre encastré dans la haie. On devine tout de suite que l’impact a été d’une violence terrible. »

Une commune sous le choc

À La Clayette, l’émotion reste vive. Le maire a invité les habitants à observer un moment de recueillement en mémoire des victimes. Dans cette petite commune de 1 600 habitants, la solidarité s’organise pour accompagner les familles endeuillées. Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes de la collision, ce nouvel accident rouvre le débat sur la sécurité de la D985, cette route où, selon les habitants, « il suffit d’une seconde d’inattention pour que tout bascule ».

Que retenir rapidement ?

La commune de La Clayette, en Saône-et-Loire, est en deuil après le tragique accident survenu lundi 10 novembre sur la départementale 985. Cinq personnes o

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