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Crans-Montana : la serveuse au casque, Cyane, pas si proche que ça des propriétaires: elle avait saisi la justice pour son contrat et son salaire. (DR)

Cyane Panine, 24 ans, serveuse au bar-restaurant Le Constellation, à Crans-Montana, a perdu la vie lors de l’incendie survenu pendant les festivités du Nouvel An, qui a également fait 39 autres victimes. La jeune Franco-Suisse était connue pour son sérieux et son engagement dans son travail, mais elle avait dû faire face à des difficultés avec ses employeurs.

Son avocate, Me Sophie Haenni, a précisé à BFMTV que la famille, profondément touchée par la tragédie, restait déterminée à clarifier les circonstances entourant sa mort et à poursuivre ses droits devant la justice.

Des démarches pour régulariser son emploi

Avant l’incendie, Cyane Panine avait saisi la justice pour des questions liées à son contrat et à ses salaires. « Elle a déposé une requête en conciliation auprès du service de protection des travailleurs pour obtenir un contrat, son certificat de travail et ses certificats de salaire », explique Me Haenni. La jeune femme souhaitait ainsi régulariser sa situation professionnelle.

Selon l’avocate, la famille de Cyane, y compris sa grande sœur et ses parents, est depuis plusieurs semaines « animée par un sentiment d’impuissance, d’injustice et d’incertitude », mêlé à « de la frustration et de la colère ».

Des excuses des propriétaires mal perçus par la famille de la victime

La réaction de Jessica Moretti, copropriétaire du bar avec son mari Jacques, lors du tribunal vendredi dernier, a également été critiquée par la famille. Les Moretti avaient exprimé leurs regrets en larmes et adressé leurs « pensées constantes » aux victimes.

« La famille de Cyane n’a pas bien pris la réaction de Mme Moretti », précise Me Haenni. « Pour eux, cela ne correspond pas au comportement qu’elle a eu le soir du 31 décembre. Ils ont été passablement heurtés. »

Lors de leurs auditions, les Moretti ont évoqué une relation proche avec Cyane, liée au fait qu’elle fréquentait Jean-Marc, fils adoptif de Jacques. Me Haenni conteste cette version : « L’image que tente de donner la famille Moretti est en contradiction avec certains éléments du dossier. Il n’y avait pas de familiarité entre elle et les propriétaires. Ils se vouvoyaient dans leurs messages, et la majorité des échanges portaient sur des instructions professionnelles. »

Une famille brisée mais déterminée

L’avocate décrit une famille « anéantie » par la perte de leur fille, mais « prête au combat judiciaire » pour obtenir justice et clarifier les zones d’ombre entourant son emploi et son décès.

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