Après un passage controversé à Langlade, le cirque Zavatta a de nouveau suscité la polémique en s’installant, sans autorisation, sur un terrain privé à La Rouvière, dans le Gard. L’arrivée inopinée des camions, le mardi 3 juin 2025, a été signalée par le maire Patrick de Gonzaga lui-même, dans un message posté sur les réseaux sociaux. L’élu s’est dit préoccupé par cette récidive, qualifiant la situation de « tendue et délicate ».
Un passage en force malgré les discussions
Selon le maire, l’occupation s’est faite sans le moindre accord, alors même que des pourparlers étaient en cours avec la préfecture et les représentants du cirque. « Les camions ont envahi le terrain sans attendre une issue concertée », a-t-il regretté. L’intervention des gendarmes n’a pas permis de déloger les circassiens. Devant leur refus catégorique de quitter les lieux, les autorités locales ont finalement choisi de ne pas aller au bras de fer pour éviter tout incident. Cette irruption intervient seulement quelques heures après le départ du cirque de Langlade, où la même stratégie avait été employée. Le maire de La Rouvière a dénoncé une méthode consistant à s’imposer d’abord pour négocier ensuite, dans un climat devenu de plus en plus tendu.
Un départ sans dégâts, mais sous tension
Malgré le caractère illégal de cette installation, le propriétaire du terrain, Vincent Arnal, a tenu à relativiser. Joint en fin de journée, il s’est dit « soulagé » de voir le cirque repartir, « en laissant le terrain propre et sans dégâts majeurs ». Une sortie sans heurts qui ne masque toutefois pas les crispations autour de ces installations répétées sans autorisation, dans un département où les maires se retrouvent souvent démunis face à de telles pratiques. Alors que la saison estivale approche, les autorités locales redoutent une multiplication de ce type d’occupation sauvage par des cirques itinérants en quête de visibilité. Une situation qui relance le débat sur la réglementation de ces installations, entre tradition foraine et respect du droit local.