Cinquante élèves enlevés la semaine dernière dans une école catholique du nord du Nigéria sont parvenus à s’échapper, selon des responsables religieux. Malgré cette issue positive pour une partie des otages, 253 enfants et 12 membres du personnel seraient toujours détenus par les ravisseurs, d’après l’association chrétienne locale.
L’enlèvement de masse s’inscrit dans une série d’attaques récentes visant les établissements scolaires du nord du pays, une région confrontée depuis des années aux violences de groupes criminels et jihadistes. Ces assauts répétitifs ont entraîné la fermeture de nombreuses écoles par crainte de nouvelles incursions armées.
Le pape a appelé à la libération immédiate de tous les otages encore retenus, exprimant sa solidarité avec les familles et rappelant l’importance de protéger les enfants contre la violence. Les réactions internationales se multiplient alors que la situation humanitaire des captifs reste incertaine.
Face à l’escalade des enlèvements, le président Bola Tinubu a ordonné l’embauche de 30 000 policiers supplémentaires, une mesure destinée à renforcer la sécurité dans les zones les plus exposées. Le gouvernement affirme vouloir intensifier ses opérations pour retrouver les enfants et démanteler les réseaux impliqués dans ces attaques.
Les familles restent en attente de nouvelles, oscillant entre espoir et inquiétude, tandis que les autorités poursuivent leurs recherches dans un contexte sécuritaire extrêmement complexe.