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C’était à Béziers, le 29 novembre. Sur le parvis de l’Hôtel de ville, sous un ciel d’azur automnal, l’inauguration de la crèche de Noël a encore fait parler mais a surtout illuminé la cité d’une beauté intemporelle. Des centaines de Biterrois, familles entières, grands-parents et enfants aux yeux émerveillés, se sont pressés pour assister à ce rituel annuel devenu emblématique.


À un jet de pierre, pour la première fois, une contre manifestation organisée par les partis de gauche, les écolos et les syndicats, une contre manifestation qui braillait, sifflait, éructait pour la « laïcité « . Une quarantaine d’individus, brandissant pancartes et slogans, qui ont été jusqu’à huer les enfants du chœur de la Trinité, entonnant de doux chants de Noël ! Pourtant, cette attitude tristement haineuse, n’a fait qu’accentuer la résilience de l’assemblée : des applaudissements nourris ont salué chaque morceau ! Certains chantaient même à tue-tête pour mieux couvrir les quolibets de la CGT.


Un frisson collectif a parcouru la foule, comme si la musique enfantine réaffirmait la force des traditions face aux divisions. « C’est un moment de consensus, ce n’est pas du prosélytisme, mais un message d’amour », a déclaré le maire, ému, entouré d’une constellation rare : les représentants des quatre cultes monothéistes de Béziers – catholique, protestant, juif et musulman – unis dans un geste symbolique d’œcuménisme…


Dans la France hyper divisée de 2025, avouons que cette image faisait du bien, beaucoup de bien. Sans doute parce que la crèche est une histoire universelle, qui touche au cœur de chaque être humain. Le jeune athée qui se cherche, le chrétien convaincu, la femme musulmane voilée qui vient avec ses enfants, le passant juif ou le protestant, tout le monde a finalement un attachement avec la scène de la Nativité.


Oui, cette douzième édition n’était pas qu’une fête : c’était un cri pour dire ce que nous sommes au fond de nous. Dans un pays où la laïcité trop rigide rêve d’effacer nos racines chrétiennes, Béziers affirme que Noël n’est pas une relique muséale, mais un souffle vital. « Il y a deux France », a lancé Robert Ménard, opposant la ferveur populaire à l’idéologie stérile. La foule, dense et joyeuse – entre 20 000 et 25 000 signatures annuelles dans le livre d’or en attestent –, a voté avec ses pieds et ses cœurs. Enfants riant, parents se remémorant leurs propres Noëls, aînés essuyant une larme : la beauté du moment résidait là, dans cette communion palpable, cette chaude victoire de l’humain sur l’iceberg dogmatique.


Au moment où des crèches sont vandalisées, comme à Amiens ou horriblement « défigurées » comme à Bruxelles, celle de Béziers maintient la tradition. Heureusement, les gens normaux, ceux qui veulent vivre en paix et dans le respect du passé, sont encore majoritaires !

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Robert Ménard, maire de Béziers, s’adressant à ses administrés
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