Besançon, une femme tuée sur son parking, son ex-compagnon arrêté par le RAID
Besançon, une femme tuée sur son parking, son ex-compagnon arrêté par le RAID

L’aube venait à peine de se lever lorsque le drame s’est noué dans un quartier de Besançon. Une femme de 32 ans, qui s’apprêtait à partir au travail, a été abattue au pied de son immeuble. La scène s’est déroulée jeudi matin, sur le parking de sa résidence, dans un climat de tension déjà connu des services de police. Son ancien compagnon, immédiatement soupçonné, a pris la fuite avant de se retrancher dans son logement situé à Ornans, à une trentaine de minutes de là. L’intervention du RAID a été nécessaire pour obtenir sa reddition. Cette journée a plongé la ville dans la stupeur, alors que les enquêteurs reconstruisent pas à pas la chronologie d’un féminicide précédé de plusieurs alertes.

Une victime sous protection et un climat d’escalade

La jeune femme vivait depuis plusieurs mois dans la crainte d’un passage à l’acte. Elle avait déposé plainte en février pour des faits d’atteinte à la vie privée visant son ex-compagnon, puis de nouveau en octobre pour des dégradations commises sur son véhicule. Elle avait également obtenu un dispositif d’alerte, un bouton relié en permanence à la police pour signaler tout danger imminent. Cette protection, qui témoignait de l’inquiétude des autorités face au comportement du suspect, n’a pas suffi à prévenir l’attaque. Le matin du drame, elle venait de sortir de chez elle lorsqu’elle a été visée par une carabine de chasse utilisée à courte distance. Les enquêteurs ont saisi son véhicule pour expertise, convaincus que la scène s’est déroulée en quelques secondes à peine, sans qu’elle ait pu réagir. Dans le voisinage, l’émotion est intense. Plusieurs habitants ont indiqué avoir entendu deux détonations successives avant d’apercevoir les premiers véhicules de police. La victime, allongée près de sa voiture, n’a pas pu être réanimée. Les premiers éléments laissent penser que son agresseur connaissait précisément ses habitudes et avait anticipé son passage sur le parking. Le procureur de Besançon a confirmé que les plaintes précédentes visaient déjà l’homme qui devait être entendu dans les heures suivantes, mais dont l’attitude inquiète était signalée depuis plusieurs semaines aux services compétents.

Un suspect connu de la justice et déjà hospitalisé d’office

Après les faits, le suspect a quitté les lieux avant de se barricader dans son appartement d’Ornans. Les forces de sécurité ont immédiatement établi un périmètre autour de la commune, mobilisant policiers, gendarmes, négociateurs et unité du RAID. L’homme, âgé de 34 ans, disposait d’une arme et présentait un profil préoccupant. Il avait déjà été condamné à cinq reprises pour des infractions routières, des dégradations et des faits de harcèlement moral envers une ancienne conjointe. Un mois auparavant, il s’était retranché dans le même logement et avait été hospitalisé d’office en psychiatrie, ce qui avait déjà alerté les autorités locales. Cette fois, après environ une heure de négociation et plusieurs contacts téléphoniques, il a accepté de sortir en déposant son arme sur le rebord d’une fenêtre. Il a été interpellé sans violence et placé en garde à vue. Sa présentation devant un magistrat était attendue dans les heures suivantes. L’autopsie de la victime doit être réalisée pour confirmer les circonstances exactes de sa mort et consolider les éléments du dossier judiciaire. Ce féminicide, qui s’inscrit dans une année marquée par de multiples alertes nationales sur les violences conjugales, relance une nouvelle fois les interrogations sur la protection des femmes menacées et les dispositifs d’évaluation du danger.

Que retenir rapidement ?

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