Une famille de quatre personnes a été retrouvée morte vendredi dans une maison de Mosman Park, banlieue aisée de Perth, en Australie-Occidentale. Les victimes sont une mère française de 49 ans, originaire de Bretagne, son mari de 50 ans, ainsi que leurs deux fils adolescents, âgés de 14 et 16 ans. Les animaux de la famille (deux chiens et un chat) ont également été découverts sans vie.
L’alerte a été donnée par une personne chargée de s’occuper des enfants, tous deux atteints d’autisme. En arrivant au domicile dans la matinée, elle a trouvé sur la porte un message demandant de ne pas entrer et d’appeler la police. Les forces de l’ordre, dépêchées sur place, ont alors lancé brièvement un appel au confinement dans le secteur.
Une enquête délicate, sans signe de violence apparente
Les premiers éléments ont rapidement orienté les enquêteurs vers l’hypothèse d’un meurtre suivi d’un suicide. La police indique toutefois ne pas être en mesure, à ce stade, de préciser les circonstances exactes des décès. Selon l’inspectrice chargée du dossier, aucun signe d’incident violent n’a été relevé dans la maison, aucune arme n’aurait été utilisée et aucun antécédent de violences conjugales n’avait été signalé.
La mère, connue sous le prénom de « Mai », serait née à Morlaix (Finistère). Elle évoquait sur des forums les difficultés liées à la prise en charge de ses deux fils, décrits comme non verbaux. Le père, présenté comme professeur de surf, vivait avec sa famille dans cette propriété acquise en 2016. L’enquête se poursuit et pourrait durer, les policiers reconnaissant être profondément marqués par cette scène qualifiée de « tragédie dévastatrice ».