Attaque au couteau au lycée horticole d’Antibes : une enseignante grièvement blessée, un élève touché. (arearegionsud.com)
Attaque au couteau au lycée horticole d’Antibes : une enseignante grièvement blessée, un élève touché. (arearegionsud.com)

Ce mercredi, le calme du lycée horticole Vert d’Azur à Antibes a été brutalement brisé par une attaque au couteau. En début d’après-midi, un ancien élève de l’établissement, âgé d’environ 18 ans, a pénétré dans l’enceinte scolaire avant de s’en prendre à une enseignante et à un élève. L’intervention rapide du proviseur, des policiers et des secours a permis de maîtriser la situation, mais l’émotion reste vive parmi les 450 élèves et le personnel de ce campus réputé pour ses formations aux métiers du végétal.

Bilan de l’agression : deux blessés dont une enseignante

L’attaque a fait deux victimes. Une professeure de 52 ans a été grièvement blessée après avoir reçu plusieurs coups de couteau au bras, au ventre et au dos. Rapidement prise en charge par les pompiers et transportée vers l’hôpital, son pronostic vital n’est pas engagé mais son état a nécessité une prise en charge d’urgence. À ses côtés, un élève de 16 ans a également été touché, plus légèrement, notamment au visage. Ses blessures sont superficielles et ne mettent pas sa vie en danger.

Le profil inquiétant de l’assaillant

L’auteur de l’agression est un ancien élève de l’établissement, déjà connu des services de police. Habillé d’un pantalon treillis et d’un t-shirt noir au moment des faits, il aurait par le passé tenu des propos constitutifs d’apologie du terrorisme. Après avoir blessé ses victimes, il s’est retranché dans le bureau du proviseur. Grâce au sang-froid de ce dernier, qui a réussi à dialoguer avec lui, puis à l’intervention de la brigade anti-criminalité, il a pu être interpellé sans faire de nouvelles victimes.

Le courage du proviseur et l’intervention des forces de l’ordre

Dans ce moment de chaos, le proviseur de l’établissement a joué un rôle déterminant. Face à un jeune armé et visiblement déterminé, il a fait preuve d’un calme remarquable, ce qui a permis de gagner un temps précieux avant l’arrivée des forces de l’ordre. Ce geste de courage a été salué par le maire d’Antibes, Jean Leonetti, ainsi que par de nombreux responsables politiques, qui ont souligné la gravité de l’événement et l’importance de la protection du milieu scolaire.

Dans les heures qui ont suivi l’attaque, les réactions se sont multipliées. La ministre de l’Agriculture démissionnaire, Annie Genevard, s’est rendue immédiatement sur place, affirmant que l’école devait rester un sanctuaire républicain où la violence n’a pas sa place. Le député de la circonscription, Éric Pauget, a salué l’intervention des policiers et des pompiers, tout en dénonçant une nouvelle illustration de la montée inquiétante de la violence en France. De son côté, la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a exprimé son soutien à la communauté éducative d’Antibes.

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