Les autorités suisses ont annoncé dimanche une nouvelle étape dans l’identification des victimes de l’incendie survenu dans un bar de Crans-Montana lors de la nuit du Nouvel An. Sur les 40 personnes décédées, 24 ont désormais été formellement identifiées, parmi lesquelles figurent les premiers ressortissants étrangers. Le bilan humain comprend de nombreux jeunes, dont plusieurs mineurs, tandis que 119 blessés ont été recensés, la plupart déjà identifiés.
Outre des victimes suisses, les identifications concernent notamment des ressortissants italien, français, roumain, turc et plusieurs binationaux. Plusieurs blessés graves ont été transférés vers des hôpitaux spécialisés à l’étranger. La station alpine, profondément marquée par le drame, a rendu hommage aux disparus lors d’une messe suivie d’une marche silencieuse réunissant plusieurs centaines de personnes.
Une enquête pénale en cours sur les conditions de sécurité
L’enquête judiciaire ouverte par le parquet du Valais vise les gérants de l’établissement, soupçonnés de négligences ayant conduit à l’incendie. Les investigations portent sur l’origine du feu, possiblement liée à l’utilisation de bougies décoratives, ainsi que sur les matériaux installés au plafond et le respect des normes de sécurité en vigueur.
Les enquêteurs devront également établir les conditions d’évacuation du bar et la conformité des travaux réalisés dans le sous-sol de l’établissement. En attendant les conclusions judiciaires, Crans-Montana reste sous le choc, confrontée à l’ampleur humaine d’un drame qui dépasse désormais les frontières suisses.