Un incendie de forêt particulièrement virulent a frappé vendredi la région de Delvina, dans le sud de l’Albanie, blessant trois personnes et contraignant environ 2 000 habitants à fuir leurs foyers. La maire adjointe de Delvina, Brunilda Meleqi, a indiqué que les blessés souffraient de brûlures et d’asphyxie, mais n’a pas précisé leur état de santé.
Selon les autorités locales, six villages ont dû être totalement évacués en raison de l’avancée rapide des flammes. L’incendie a également détruit une église et dix maisons inhabitées, soulignant la gravité des dégâts matériels. Dans la soirée, l’intensité du feu a toutefois commencé à diminuer grâce à l’intervention de deux hélicoptères mobilisés pour appuyer les équipes au sol.
Le ministère albanais de la Défense a précisé qu’environ soixante soldats avaient été envoyés sur place pour participer aux efforts de maîtrise du sinistre. La mobilisation militaire s’ajoute à celle des pompiers et des services de secours, engagés dans des conditions particulièrement difficiles, sur un terrain escarpé et aride.
Cet incendie intervient alors que l’Albanie et l’ensemble des Balkans subissent leur troisième vague de chaleur estivale, aggravant considérablement les risques d’incendies. La région connaît depuis plusieurs jours des températures extrêmes, poussant les autorités à interdire certains travaux en extérieur et à restreindre l’accès aux sites touristiques.
Les feux de forêt se multiplient dans le sud de l’Europe cet été, portés par des conditions climatiques extrêmes et une sécheresse prolongée. En Grèce, en Croatie et en Italie, les services d’urgence luttent également contre des incendies dispersés, alimentés par des vents violents et des températures dépassant parfois les 45 °C.
Alors que la saison estivale bat son plein, cet épisode dramatique en Albanie vient rappeler l’urgence d’une meilleure gestion des risques climatiques et la nécessité d’une coopération régionale renforcée face aux catastrophes naturelles.