Séoul et Washington annoncent de vastes manœuvres militaires malgré les tensions avec Pyongyang
Séoul et Washington annoncent de vastes manœuvres militaires malgré les tensions avec Pyongyang

SÉOUL – La Corée du Sud et les États-Unis lanceront à partir du 18 août de vastes exercices militaires conjoints dans le cadre de l’opération annuelle Ulchi Freedom Shield, ont annoncé mercredi les autorités militaires des deux pays. Ce cycle d’entraînement de 11 jours reste un pilier de la coopération bilatérale en matière de défense, malgré les mises en garde récurrentes de la Corée du Nord.

Le colonel Lee Sung-jun, porte-parole du Comité des chefs d’état-major interarmées sud-coréen, a précisé que les exercices de cette année conserveront une envergure comparable à ceux de 2024. Toutefois, pour des raisons non précisées, 20 des 40 entraînements sur le terrain initialement prévus seront reportés au mois de septembre.

Ces manœuvres, qui incluent des simulations de guerre informatisées et des déploiements de troupes sur le terrain, visent à renforcer la préparation opérationnelle conjointe face aux menaces régionales, notamment en cas d’attaque nord-coréenne. Elles sont également l’occasion pour les forces alliées de tester leurs capacités de coordination dans des scénarios de crise.

Comme les années précédentes, ces exercices devraient susciter une réaction virulente de la Corée du Nord, qui les considère comme une répétition générale en vue d’une invasion. Pyongyang a rejeté jusqu’à présent les propositions de dialogue de Séoul, alors que la péninsule reste en proie à de fortes tensions militaires et diplomatiques.

Le colonel Ryan Donald, porte-parole du Commandement des forces américaines en Corée (USFK), a réaffirmé lors d’une conférence de presse conjointe que ces exercices étaient « purement défensifs » et visaient à assurer la stabilité de la région indo-pacifique.

Alors que la Corée du Nord continue de développer ses programmes balistique et nucléaire, les manœuvres conjointes entre Washington et Séoul restent un point sensible, alimentant régulièrement l’escalade verbale entre les deux Corées. La poursuite de ces exercices pourrait ainsi compliquer davantage tout espoir de désescalade à court terme.

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