Un juge fédéral américain a fixé à avril 2027 le début du procès concernant la tragique collision survenue en février entre un avion régional d’American Airlines et un hélicoptère Black Hawk de l’armée américaine, qui avait coûté la vie à 67 personnes près de l’aéroport national Ronald Reagan de Washington.
La juge de district Ana Reyes, siégeant à Washington, a arrêté cette date lors d’une audience rassemblant les avocats des victimes, de la compagnie aérienne et du gouvernement américain. « Nous devons à la mémoire des victimes et à leurs familles une procédure exemplaire, menée avec sérieux et diligence », a déclaré la magistrate, tout en soulignant l’importance d’éviter toute manœuvre dilatoire.
L’accident s’était produit le 4 février 2025 lorsque le vol 5342 d’American Eagle, filiale régionale d’American Airlines, était entré en collision avec un hélicoptère Black Hawk effectuant un exercice militaire au-dessus du fleuve Potomac. L’impact avait provoqué la chute des deux appareils dans le fleuve, entraînant la mort de tous les passagers et membres d’équipage à bord de l’avion, ainsi que celle de plusieurs soldats.
Les familles des victimes ont engagé des poursuites civiles contre American Airlines, la Federal Aviation Administration (FAA) et le département de la Défense, accusant les autorités de négligence grave et de défaillances dans la coordination du trafic aérien militaire et civil dans cette zone particulièrement dense.
Ni American Airlines ni les représentants de l’armée américaine n’ont souhaité commenter la décision du tribunal. De leur côté, les avocats des plaignants ont salué la fixation d’une date d’audience, estimant qu’elle permettra enfin d’entamer le long processus de vérité et de réparation pour les proches des victimes.
Cette catastrophe aérienne, l’une des plus graves survenues dans la région de Washington depuis des décennies, a ravivé les débats sur la sécurité des couloirs aériens partagés entre avions civils et appareils militaires. Les conclusions préliminaires du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB) ont déjà pointé plusieurs défaillances de communication entre les contrôleurs aériens et les pilotes impliqués.