Moins d’un steak par semaine - des experts internationaux confirment la nécessité de réduire la viande rouge (wikipedia commons)
Moins d’un steak par semaine - des experts internationaux confirment la nécessité de réduire la viande rouge (wikipedia commons)

Manger de la viande une seule fois par semaine pourrait bientôt devenir la norme selon une nouvelle étude internationale publiée dans The Lancet. Cette commission d’experts mondiaux, déjà à l’origine du « régime de santé planétaire » en 2019, recommande de limiter la consommation de bœuf, de porc et d’agneau à environ 15 grammes par jour, soit l’équivalent d’un petit steak hebdomadaire. Ces conclusions, actualisées à la lumière des études les plus récentes, confirment qu’un régime alimentaire majoritairement végétal reste le plus bénéfique pour la santé humaine et pour l’environnement. Les chercheurs rappellent qu’une alimentation équilibrée doit être « avant tout fondée sur des sources végétales », tout en réduisant la part des produits animaux, du sel, du sucre ajouté et des graisses saturées.

Un modèle d’alimentation à la fois sain et durable

L’objectif de ce rapport dépasse le simple champ de la santé individuelle. Il s’agit aussi d’adapter les modes de production alimentaire à la capacité de la planète. En 2019 déjà, cette approche globale avait suscité de vives réactions de la part de l’industrie agroalimentaire, accusant les chercheurs de méconnaître les traditions alimentaires et les contraintes locales. Mais sur le plan scientifique, la majorité des experts avaient salué une démarche jugée cohérente et documentée. Les nouvelles recommandations modifient à la marge les quantités fixées il y a six ans : 15 grammes de viande rouge par jour contre 14 auparavant, soit environ 105 grammes par semaine. À titre de comparaison, les fruits devraient être consommés à raison de 300 grammes par jour, les légumes à 200 grammes, les céréales complètes à 210, les produits laitiers à 250 et les poissons ou volailles à environ 30 grammes.

Des bénéfices prouvés sur la santé

Les auteurs du rapport estiment que ce modèle alimentaire permettrait de réduire significativement le risque de maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires ou certains cancers. Selon eux, « les éléments les plus récents renforcent l’idée que ce régime est associé à une forte diminution de la mortalité et à un déclin des pathologies liées à la nutrition ». Au-delà de la prévention des maladies, ce régime favoriserait une baisse des émissions de gaz à effet de serre et une meilleure utilisation des terres agricoles. L’élevage, en particulier bovin, reste l’un des secteurs les plus émetteurs et consommateurs de ressources. Reste à savoir comment convaincre des populations attachées à leurs habitudes culinaires. Car si le modèle est validé par la science, il se heurte à des réalités sociales et culturelles, notamment dans les pays où la viande reste un marqueur de statut ou de convivialité. Pour les chercheurs, l’enjeu n’est pas d’interdire, mais d’inciter à une transformation progressive des comportements : moins de viande, mais de meilleure qualité, intégrée à une alimentation diversifiée et durable.

Que retenir rapidement ?

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